16.03.2010


Et toi, comment tu lis?

Je lis beaucoup, depuis ma tendre enfance, celle où j'étais une chère petite tête blonde (pas longtemps et seulement l'été). Le goût de la lecture a toujours été ancré en moi, entre les biliothèques -objets de facination- chez mes parents et l'histoire du soir, sans oublier les multiples abonnements aux magazines pour enfants. Popi, Astrapi, Grain de soleil, J'aime Lire, Les Belles Histoires...c'était mon enfance. (Je tiens à préciser que ce billet n'est pas sponsorisé par Bayard Presse mais que toute offre est la bienvenue.) Le premier mot que j'ai lu (pas reconnu, lu) est "vichy" (comme dans la Vichy Célestin. D'ailleurs, je pense que mon papa aimerait bien que je sois sponsorisée.)

Il paraît que je lis très vite, et ce n'est pas faux. Je m'efforce de lire le plus possible mais force est de constater que je lis beaucoup moins qu'avant, malheureusement. Je ne dépasse certains mois pas la dizaine et je ne vous parle pas du mois infamant de juin 2007 où j'ai lu seulement deux livres (et bis repetita en décembre 2008). Mais je vous promets, M. le Président, que j'avais des circonstances atténuantes.

J'aime manger seule, avec un bon bouquin pour seule compagnie, alors parfois je ruse -peut-être une fois tous les quinze jours- pour m'échapper sans paraître trop bizarre et me retrouver comme avec un vieux copain, au soleil sur un banc ou dans un coin isolé.

Je lis tous les jours le mot imprimé qui à mes yeux ne pourra jamais être remplacé par le mot électronique. Je lis au travail, une lecture consciencieuse et du coup "par obligation", où chaque mot à son importance et où l'interprétation doit être exacte. Je lis pour comprendre ce que j'ai lu. Je ne lis jamais un livre ou un article qui se rapporte au travail pour ma lecture personnelle parce que j'adore mon travail au travail mais ça ne me fait pas vibrer pour mes évasions littéraires. Et que je ne comprendrai jamais les gens qui lisent ce type d'ouvrage pour se faire plaisir.

Il y a à mes yeux peu de choses aussi personnelles que d'offrir un livre. Et j'aime en recevoir. Je valide même le chèque-cadeau fnac pour ceux qui ne savent pas quel livre choisir (alors que je diabolise les smartbox).

Jeter un livre est une pratique qui n'a pas droit de cité chez nous. Il n'y a que lorsqu'un livre est rien de moins qu'excessivement mauvais (et il y en a eu, notamment parmi ceux achetés avant un trajet en train), je l'abandonne avec un petit mot sur sa première page dans les transports en commun (ou dans les toilettes d'une gare. Très propres exclusivement. Comme à Limoges Bénédictins. Toute subvention de l'office du tourisme du Limousin est la bienvenue). Les justes mauvais ont le droit de rester au chaud à la maison.

J'ai longtemps classé mes livres par ordre alphabétique et par édition avant de passer à un classement par couleur, puis par taille et nombres de pages, de nouveau par auteur et également par nombre de mots du titre. Ils ne sont désormais pas classés (toutefois, je n'exclus pas une idée bizarre prochainement) mais je sais exactement où est rangé chaque livre chez moi.

Je lis sans marque-page, n'aimant pas cela, et referme mon livre à chaque fois que je vais vaquer à d'autres occupations. Je lis partout : debout, dans le métro, en voiture jusqu'à ce que j'ai mal au coeur, sous la douche, dans la rue etc.

Je lis aussi vite en anglais qu'en français mais je suis une vraie limace en espagnol et ça me décourage un peu. J'aimerais pouvoir lire le russe et l'allemand. Je déchiffre un peu l'italien et le portuguais mais pas assez pour lire un livre en entier (ou même un chapitre d'un livre un peu sérieux). (Non que ça me traumatise excessivement.)

Je lis plusieurs livres en même temps ; je lis pour retrouver de vieux amis et en découvrir de nouveaux.

 

 

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(C'était un tag de Mona.)

 

04.03.2010


Valentine (but not the one you think)

Mon amour des machines à écrire est malheureusement limité par la taille de mon appartement. Parisienne, la taille. C'est-à-dire, peu. Voire un petit peu moins. Et ces petits bijoux anciens prennent malheureusement autant de place que des placards de rangement ou une machine à pain. (C'est pourquoi je n'ai ni l'un ni l'autre.) J'accueille déjà les livres et les chaussures (et c'est déjà une lutte de tous les instants pour leur affecter une place précise). (Et puis je ne suis pas sûre d'en vouloir une chez moi, je trouve juste ça joli. Et désuet. Et délicieusement surrané.)

Depuis une quainzaine de jour, cependant, mon oeil avide se repaît. De cette petite beauté :

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La mythique Olivetti Valentine, machine à écrire portative, créée en 1969 par Ettore Sottsass. Exposée à Beaubourg dans sa version 3D. Ce poster, dessiné par Ettore Sottsass en personne reprend les couleurs qui ont fait son succès.

L'homme derrière le designer était d'une richesse sans fin. Il se voyait en premier lieu comme architecte et cette vision enrichissait son inventitivité sans la limiter. Amoureux de la photographie, il emmenait partout avec lui son appareil et prennait tout ce qui se présentait à ses yeux en photo. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit revenu de douze jours de voyage en Amérique du Sud avec 1780 photos, qu'il ait longtemps souhaité publier un livre ne contenant que des images de murs ou qu'il ait immortalisé chaque chambre d'hôtel dans laquelle il avait dormi avec une femme. Un personnage.

(Photo : Design Museum)

28.02.2010


Hier...

...j'ai dégusté une part de tarte à la praline dans une traboule*. Depuis, je suis totalement vendue à la cause des tartes aux pralines et rêve d'en manger nuit et jour (en alternant avec des crèpes). J'aprends le parler lyonnais, et ai failli m'envoler sur le parvis de Notre Dame de Fourvière à cause des rafales de vent. Et là, présentement, je ne sais pas trop ce qui est au programme aujourd'hui mais ça va être lyonnais et ça me va.

 

*Traboule, traboule, mais qu'est-ce donc?

Réponse : un passage permettant aux piétons de rejoindre plusieurs immeubles en passant par leux cours intérieures. C'est lyonnais, et c'est chouette.

25.02.2010


Typographie sensible

De mon amour de la chose imprimée est né -tout d'abord- une tendre affection pour la typographie, affection doucement transformée, presque insidieusement au grès des découvertes, en admiration sans faille pour les formes modernes d'impression et le graphisme. Amatrice non initiée, je fonctionne par coup de coeur et mon coupable penchant pour la typographie s'est aggravé lors de la visite de l'exposition Alechinsky au Musée des Beaux-Arts de Bruxelle, il y a un peu plus de trois ans. Outre le deuil jamais fait d'une affiche en série limitée, toutes vendues lorsque nous nous sommes enquis des stocks, les études -entre autres- de typographie du grand peintre et graveur Pierre Alechinsky sont particulièrement présentes dans la composition de ses oeuvres, la réalisation des affiches d'expositions toujours faites par lui-même et ses différentes interventions artistiques tant dans le milieu surréaliste que pour le groupe CoBrA, mouvement avant-garde artistique regroupant des artistes de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, qu'il intègre un an après sa création.

Depuis, la typographie et son utilisation dans l'art me fascinent. Je hante l'Internet à la recherche de tels exemples (et vais finir par connaître certains sites de police d'écriture par coeur). (C'est un peu inquiétant.)

Au hasard, voici donc deux exemples de ce qui me plaît en ce moment.

 

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Good Morning Sunshine, par Douglas Wilson

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Rock, paper, scissors de Rachel e Forster
(allez donc voir ses "Emoticons series")

16.02.2010


Du coeur à l'ouvrage

En ce moment, j'ai bien envie de ça :

 

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De ça :
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Et ça (une paille, un tout petit rien), à savoir une maison à Londres qui ressemblerait un peu à ce qui suit.

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Et, pour conclure, une visite à Arcadia pour faire provision de papier à lire (parce que, même si je lis énormément via l'Internet, je prends l'engagement de faire vive les mots imprimés, en les lisant. C'est comme ça qu'ils vivent.) :

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Trois fois rien, vous dis-je. Pour me récompenser d'avoir eu à déplacer au moins six cents livres hier soir vers minuit. J'ai mal aux bras. (Et, en vrai, je me suis récompensée en dormant un peu plus et en prenant une pause dej' d'un quart d'heure plus longue que d'habitude. Aux coeurs vaillants rien d'impossible.)

09.12.2009


Chroniques du temps perdu

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Je ne sais où le temps passe. Peut-être devrai-je chroniquer mes journées. (Et enfin savoir où vont les minutes perdues, quand elles meurent.)

Images du Time Wasting Experiment d'Alyson Provax.

05.12.2009


Petits craquages au doux goût d'interdit

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10.11.2009


Goin' home

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Par ailleurs, je n'oublie absolument pas de rpéondre aux commentaires mais j'ai un soucis avec ma plate-forme qui m'empêche d'y répondre individuellement pour le moment. J'espère que tout ceci va vite se régler...

08.11.2009


Feu

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L'air est ... Quant au feu, quoi de mieux que cet élément pour se mettre dans le bain d'Eastwick (grâce aux judicieux conseils d'Une Princesse...)

21.10.2009


Roman fragments and that's it (for now)

 

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Je publie ces photos en écoutant la musique du film "The Illusionist", un de mes films préférés et c'est en pensant au temps qui passe que je souris des beaux moments de ces derniers mois. Les mauvais sont trop souvent présents pour s'y apesantir et ce n'est pas en les revivant, le soir, que j'avancerai. Légèreté, comme je le disais récemment, légèreté!

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