04.06.2010
Euphorie
01:09 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : danse, pointes, paris, sacré-coeur, bulles
05.04.2010
Lundi Pascal
23:28 Publié dans 120, Un petit peu de moi, 641.5 Miam miam | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pâques, montmartre, liberty, headband, geranium, jardinage
30.03.2010
Tard
A ces heures avancées (très) de la journée, je vénère la personne qui a découvert qu'avec des grains de café on pouvait faire une boisson. Café, nectar des Dieux que je délaisse d'habitude, pardonne mon ignorance et ouvre-moi les portes de la connaissance.
En attendant, je vais vous envoyer voir ça : oui, oui, c'est ici qu'il faut aller. J'aime. Et particulièrement à 21'33''. J'avais vu ce petit film de Noah and the Whale il y a quelques mois puis l'avais perdu -pour mieux le redécouvrir.
(Je n'ai même pas eu le temps de me faire mon "egg-in-the-basket" pour le petit-dej' ce matin. J'ai envie de pain et d'oeuf. Et donc d'acheter le livre que Julien Madérou, jeune designer issu de l'Ecole Boulle, vient de consacrer au pain Poilâne.)
Etes-vous déjà volontairement sortis sous une averse torrentielle ou un orage sans manteau ou parapluie d'aucun genre? C'est une sensation formidable. (Un peu comme se baigner tout nu.) (ou manger des oeufs à la coque avec des mouillettes et du gros sel.)
22:01 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : café, noah and the whale, julien madérou, pain, poilâne, egg-in-the-basket, boulle, averse, à la coque
26.03.2010
Pour occuper les Parques.
J'aurais voulu vous parler de La Nuit aux Etoiles, de Shobhaa De (chez Actes Sud). Pour reprendre le titre du papier de Courrier International qui en parle, ça mélange "femmes en politique, liberté sexuelle ou droit à l'irrévence". Ca se passe en Inde. C'est salutaire.
Le tag sur le rose est à l'état de néant.
Ce midi, j'ai très mal mangé et je déteste ça. (Pauvre petite chérie.) (Mais j'avais envie de tester la salade coleslaw au curcuma.) (Je ne vous y encourage pas.) (Sauf pour l'amour de la science.)
Je passe beaucoup de temps sur twitter : c'est par là. (Surtout aujourd'hui parce que j'ai un appel très important à faire pour boucler un dossier et que c'est occupé depuis hier. Je perds donc beaucoup de temps.)
La crise existentielle du jour est liée à la limitation à deux cents livres sur Librarything lorsqu'on n'a pris qu'un abonnement gratuit. Sérieusement, 200 livres? C'est ridicule.
J'ai vu un ragondin ce midi et Emeline a entendu la Marseillaise : il s'agit nécessairement d'un message caché pour soutenir François Morel et ces pauvres bêtes vilipendées que sont les ragondins (esprit de Rosa Luxemburg, es-tu là?). Une discussion sérieuse est en cours concernant la place des loutres dans la classification des bêtes prolétaires. Un comité sera très certainement nommé. Toute opinion sur le sujet est la bienvenue.
Côté musique, je vous incite à écouter l'Oratoire de César Franck. C'est bon pour l'âme. (Je crois qu'on peut le trouver dans youtube en cherchant avec César Franck et le début des paroles.) (Mais je ne suis pas catégorique, je confonds peut-être avec un de mes CD.) (Les paroles de début, classiques comme dans tout oratoire : dextera domini fecit virtutem, dextera domini et exaltavit me.) (La musique sacrée ne s'est jamais vraiment renouvelée concernant les paroles.) (Bande de fainéants.)
J'espère partir tôt du travail ce soir. Vraiment tôt. (Monsieur le dieu du travail, ça veut dire 18h30, pas 20h.) C'est que j'ai du champagne à acheter. (Ou du jus de raisin, hein, on verra.)
En parlant de raisin, j'ai goûté mercredi une liqueur de raisin en provenance directe de la Franche-Comté qui était absolument délicieuse. Soixante degrés de bonheur. Je me découvre depuis quelques années un goût pour les alcools fort qui supplante celui que j'avais pour les alcools sucrés et doux en bouche. Pour vous dire la vérité, quelques gorgées d'un très bon whisky sont suceptibles de faire mon bonheur. Je crois qu'une mutation génétique s'est effectuée à mon insu lorsque j'ai visité la distillerie de Glengoyne après six jours de marche sur la West Highland Way. (Je veux retourner en Ecosse.)
17:18 Publié dans 120, Un petit peu de moi, 305 et 512.23 de l'Internet et de ses ouailles, 641.5 Miam miam, 783 et tous 784.19 Le chant de l'oiseau moqueur, 810 et suivants, Impressions littéraires | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la nuit aux étoiles, shobhaa de, inde, coleslaw, ragondin, françois morel, césar franck, glengoyne, whisky, west highlan way
25.11.2009
Sucked in
Comme chaque année, à la même époque (à un moi près, disons), je fais une cure d'une série au choix, dans son intégralité. tout en choisissant un angle spécifique à "étudier" pendant que je me fais plaisir. L'an passé, j'ai revu Gilmore Girls, ma série préférée, découverte en 2001 lorsque je vivais à Toronto. Cette année, je me vampirise avec...Buffy the Vampire Slayer et en profite pour exploiter le thème de la rédemption. Mille musiques, lectures et oeuvres s'ouvrent donc à moi et je ne sais où donner de la tête. Finalement, éplucher les références à la culture populaire dans GG était peut-être plus abordable.
Et, pour ceux qui avaient un léger doute, oui, je suis monomaniaque. J'essaye d'y échapper mais c'est plus fort que moi...
17:22 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
23.11.2009
Little Matters they are to be sure, but highly important.
J'ai trouvé mon stage final, de six mois, qui se déroulera de janvier à juillet. Je suis soulagée d'avoir finalement fait ce choix, non sans avoir consulté les bouches de la destinée (à savoir une bonne dizaine d'amis qui ont dû finir par en avoir marre de donner leur avis. La famille est, elle, intimée de donner son avis sans manifester d'impatience). Le quatre janvier je retournerai donc dans cet arrondissement où beaucoup de mes amis seront également en stage, ce qui sera formidable pour les pauses déjeuner, abandonnant le 1er avec une pointe de regret mais néanmoins beaucoup de satisfaction. Je regretterai les passages à WHSmith, mon lieu de travail, la traversée du jardin des Tuileries, le nombre de bus que je peux prendre pour rentrer chez moi, la proximité de la ligne 1 mais laisserai à ceux qui en veulent mon stage actuel pour aller m'épanouir pleinement non loin d'un plus petit espace vert.
En un couple d'heures, je me suis tricoté un petit quelque chose (vraiment tout petit) que j'espère finaliser avant que je n'oublie. Il me fallait reprendre les aiguilles et un échantillon s'est transformé alors qu'une idée (brillante) naissait dans mon cerveau (génial). Après vous avoir vendu du rêve, il est temps que je rétablisse la vérité en avouant qu'il n'y a rien de bien extraordinaire là dedans mais que si j'arrive au bout de ce projet, je serai tout de même très contente de moi.
J'ai beaucoup chanté ce week-end : une journée entière samedi, notamment. Les répétitions avancent bien et je crois que nous serons à peu près prêts pour le concert. J'ai en revanche un peu peur : il faut que nous fassions beaucoup d'entrée pour que notre association puisse vivre et payer notre maître de choeur qui vient pour nous de Niort tous les jeudis soirs. Nous avons fini l'année dernière en léger déficit et j'espère qu'il y aura assez de monde au concert pour ne pas avoir à mettre la clef sous la porte...
Mon fiancé qui a été passer le week-end chez mes parents alors que je restais à Paris m'a rapporté, de la part de ma mère, un sublime calendrier de l'Avent, cette période qui commence cette année dimanche prochain. Je suis pressée d'être au 1er décembre...
Nous avons également trouvé nos alliances, un moment riche en émotion, et avons peut-être déterminé le traiteur qui nous conviendrait (mais une mille douzième relecture des conditions générales de vente s'impose) (et aussi goûter la nourriture).
J'ai mangé, samedi soir vers 19h, en guise de goûter, une délicieuse tartelette au citron meringuée en très agréable compagnie avant de, plus tard dans la soirée, oublier ma soupe aux champignons sur le feu et de la laisser brûler. J'avais sans doute été perturbée d'avoir été appelée "Alice au pays des merveilles" toute la journée...ça a commencé le matin, vers 10h, quand une amie a tonitrué que je lui ressemblais, notamment avec mon petit noeud dans les cheveux. Et toute l'assemblée de s'exclamer qu'elle avait raison. Inutile de vous dire que c'était parti pour la journée et que samedi soir, si j'entendais "Alice" dans la rue, je me retournais. Un tel problème de dédoublement de personnalité m'a forcément conduite à oublier une odeur qui me chatouillait les narines en murmurant "mange-moi".
14:52 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stage, tricot, champignon, chorale, concert, tartelette au citron
20.11.2009
She walks in shadows
Chers lecteurs de l'Internet,
Je vous délaisse lamentablement et ne prend le clavier que pour vous noyer dans de verbeuses considérations qui vous distraieront de chercher toute note potable (ou pas). En vrai, j'ai tout de même beaucoup de travail, un supérieur imbuvable et des soirées très prises. Je pourrais vous raconter que j'ai été à l'Opéra Garnier mercredi soir voir le ballet "Joyaux" du grand George Balanchine, présenté pour la première fois en 1967. Je pourrais alors vous narrer comment j'ai trouvé le premier tableau, "Emeraudes", infiniment trop académique et desservant légèrement la musique de Fauré mais néanmoins exécuté presque impeccablement à l'exception d'une arabesque tremblée et d'une posture mal tenue à la fin d'un solo. Ce sont aussi les costumes de Christian Lacroix que j'ai préférés (ce qui n'étonnera pas ceux qui me connaissent et qui savent à quel point je voue un culte à la couleur verte). Ensuite, je vous raconterais sans doute que j'ai été absolument époustoufflé par "Rubis", le deuxième tableau, d'une vigueur et d'une originalité incroyable, porté par un soliste masculin exceptionnel et un pas de trois qui m'a coupé la respiration. Le capriccio pour piano et orchestre d'Igor, le contemporain de Balanchine, était un bonheur pour les oreilles et la pianiste a bien mérité ses applaudissements. D'ailleurs, la salle ne s'y est pas trompée et les applaudissements étaient nourris. Après l'entracte, où j'ai constaté une fois de plus que beaucoup de personnes ne s'habillent plus pour l'opéra (pourtant, plus jeune, que j'aille au théâtre ou à l'opéra avec mes parents, je ne croie pas que quinconque aurait osé s'y rendre en tenue de jour, je n'ai le souvenir que de spectateurs s'étant changé pour sortir) et que d'autres sont ridiculement apprêtées (ce n'est pas une soirée de gala, les gens, ni même la garden-party de l'Elysée) ce qui les rend peut-être encore plus déplacés que les autres, je me suis régalée de "Diamants" qui allie virtuosité et raffinement. Il ne m'a cependant pas autant touché que "Rubis" que je trouve brillamment décalé, s'inspirant des musiques plus populaires et des gestes plus saccadés des poupées. A cette occasion, il se pourrait alors que je vous narre ma théorie, née mercredi soir et absolument subjective, selon laquelle "Joyaux" célèbre plus spécifiquement le danseur mâle, certes inférieur en nombre, mais qui représenterait le danseur (pas seulement mâle, le danseur dans sa globalité) et donc Balanchine lui-même tandis que les femmes représenterait la danse (en tant que figure allégorique). Les pas de deux, toujours en deuxième position dans chacun des tableaux permettent au spectateur de comprendre la relation du danseur à la danse au travers de la vie. De la perfection académique des ballets russes dans Emeraudes où la danse est une partenaire que l'on vénère mais une partenaire sévère, qui peut mener à l'exil, à la douce folie de Paris et de l'Europe occidentale et la vie d'artiste où pour la première fois on peut s'amuser avec la danse pour terminer en apothéose avec la création du New-York City Ballet, sous les projecteurs de la ville lumière. L'osmose entre la danse et le danseur est enfin atteinte et, après une vie de danse, le danseur et la danseuse peuvent se laisser porter par la danse sans devoir s'effacer devant elle.
Peut-être pourrais de même vous annoncer que je suis très occupée à chanter cette semaine avec une répétition hier soir, une ce soir et plusieurs heures d'affilée demain. C'est une bonne chose que j'ai décidé d'aller me ressourcer chez mes parents la semaine dernière car je en pourrais pas y retourner avant Noël, entre les week-ends entre amies, ceux de préparation au mariage et les deux concerts de la chorale. Mon fiancé, occupé la semaine dernière, y va ce soir jusqu'à dimanche. Dans ces moments, je me dis que nous avons peut-être trop d'occupations... Je voudrais bien vous dire quelque chose d'intelligent à propos d'une exposition ou des programmes de cinéma mais ne nous leurrons pas, j'irai sans doute voir Twilight, le number 2, ce week-end avec une amie. Tout est dit.
16:06 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : opera garnier, joyaux, balanchine, new york city ballet, chorale
09.11.2009
L'odeur du genévrier
Il fait très très froid aujourd'hui...et je n'arrive pas à me réchauffer au travail, sous les huit mètres minimum de plafond de la salle où se trouve mon bureau! J'ai en conséquence très envie de me pelotonner dans le boyfriend pull-over que je porte, ce qui serai néfaste pour l'avancement de mon travail. Je n'ai même pas eu le temps de prendre une tasse de thé bien chaud en rentrant ce midi à la maison. Que le monde est cruel.
Le temps m'a fait défaut pour aller voir Le ruban Blanc mais j'espère bien me rattraper cette semaine. Peut-être mercredi matin, si je n'ai pas trop sommeil... et si j'arrive à m'arracher de la poire en bois de genévrier que m'a offerte ma grand-mère en revenant de son mois de cure et qui, non contente d'être un objet de toute beauté, sent divinement bon. Cette odeur légèrement poivrée et persistante m'attire et me grise.
Je suis désormais l'heureuse propriétaire d'une longue robe blanche... Le coup de coeur de la semaine dernière a été confirmé at après un seul magasin, cinq robes essayées, trois rejetées sans pitié aucune, deux mises de côté et toutes deux hautement validées par l'Autorité Suprême (ma mère et non Dieu dans "A la croisée des mondes" de Pullman) (ce n'était pas gagné, ma mère est impitoyable en matière de vêtements) (c'est un peu la Reine de la Nuit de l'habillement) qui les a trouvé non seulement très belles mais très bien choisies (et qui m'a confié être ravie que mon processus de sélection ait été sans faille) (je suis le Alexeï Stakhanov des boutiques de chiffons blancs). Le coup de coeur a donc remporté la partie haut la main et s'harmonise parfaitement avec le voile de mon arrière-arrière-arrière grand-mère (ou peut-être un arrière supplémentaire). Il ne me reste plus que les chaussures à choisir (et je sens déjà que la tâche va être rude). Je suis ravie...
16:22 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.10.2009
Champignons, Emma et tout ce qui rend la vie plus belle
Il y a quelques jours, j'ai dû jeter des pleurotes. Vertes, les pleurotes, verte, j'étais. Heureusement, j'ai cuisiné hier soir une fricassée de champignons, oignons grelots et viande fumée qui m'a un peu consolée. Surtout, c'était bon (mais sans pleurotes).
Je me suis passionnée pour un livre pour enfants, merveilleusement bien dessiné : l'écureuil et la première neige, de Sébastian Meschenmmoser. Si vous avez des petits dans votre entourage, c'est le livre à offrir. D'ailleurs, ce sera le cadeau de ma petite nièce pour Noël.
J'ai mangé du très bon chocolat et me délecte de Romain Gary, un cocktail réussi.
Je regarde en boucle l'adaptation 2009 par la BBC d'Emma et en pense un bien fou. Encore mieux que la version 96, avec Gwyneth Paltrow, à laquelle il manquait un petit quelque chose, ces quatre épisodes frôlent la prefection quoique le quatrième soit beaucoup trop condensé à mon goût. Malgré tout, la scène du "badly done, Emma, badly done" reste inégalée dans la version de 1996 et j'ai tendance à préférer la scène de Box Hill dans les autres adaptations. Je pleure la presque décision de la chaîne anglaise de ne plus produire de periods dramas XVIIIe et XIXe dans les années à venir plus se concentrer sur une période plus récente. Je me console en me disant que les quatre dernières années ont été très riches en adpatations et qu'en les visionnant très régulièrement je devrais pouvoir tenir jusqu'aux prochaines, surtout en achetant la bande originale qui devrait ne pas trop tarder à sortir. En revanche, je cherche désespéremment la version de 1972.
Je recherche une recette inédite (c'est-à-dire jamais réalisée de mes blanches mains) de gâteau pour fêter l'anniversaire de mon fiancé demain et ne trouve rien qui soit (i) à mon goût (ii) pas trop long à faire, mon samedi sera absolument totalement chargé.
Je me réjouis à l'idée d'un très grand brunch dimanche en compagnie d'une des meilleures amies qui soit et réalise à l'instant même qu'il n'y a plus de sirop d'érable à la maison et qu'il faut absolument remédier à cette catastrophe. J'en profiterai pour refaire mes stocks de lait d'amande, une boisson dont je suis folle et qui dégoûte la plupart de mes proches. Avec les pancakes, les marrons que j'ai fait cuire dans du lait hir soir, que j'écraserai et assaisonerai aux épices seront parfaits, s'ils ne sont pas mangés avant...
J'ai envie de faire disparaître de la surface de la terre beaucoup de personnes aujourd'hui mais, étrangement, quand je pense aux mille et une souffrances que je pourrais leur infliger, ça m'apaise. Morts aux cons. Je honnis Croutard, le pire représentant de l'espèce grandes écoles de la terre et chéris les personnes qui me conseillent vivement de cacher ses dossiers, lui marcher sur les pieds ou de lui vomir dessus. Je me contente de le mépriser en silence mais ça me fait beaucoup de bien.
J'ai plein de projets à l'état d'embryon : peinture, couture, tricot, musique. Ils m'emballent tous et je suis très pressée de m'y mettre. J'ai décidé entre autres, pour un projet très particulier, de me lancer dans la confection d'une cravate. L'avez-vous déjà fait?
Je suis pressée de rentrer pour espérer voir l'épisode 7 de la saison 6 de Grey's Anatomy avant d'aller au restaurant ce soir... Et j'hésite entre un nouveau Joyce Carol Oates (je viens de terminer Black Girl/White Girl, absolument époustouflant. Un fantôme durant quinze ans et une mort dont ne se remettra jamais Generva Meade, la narratrice. Deux jeunes filles opposées et pourtant si semblables ; un pan de la culture américaine souvent difficilement levé. Comme la narratrice, le lecteur ne comprendra jamais totalement Minette Swift, la fière descendante d'une famille de pasteurs noirs qui n'a finalement pas le niveau acamédique pour faire face aux exigences de l'université et se contente d'essayer de la révéler à travers le trou de serrure qui nous est fourni : insuffisant, perturbant. Dans une Amérique des années 1970 où le racisme est devenu latent voire occulté, Generva ne comprend pas comment un acte au motif apparemment purement personnel peut être catalogué comme raciste. Ce n'est que quinze ans après qu'elle commence à envisager toutes les nuances de gris que le noir et le blanc peuvent engendrer.) et une étude de la Révolution Française.
16:20 Publié dans 120, Un petit peu de moi, 783 et tous 784.19 Le chant de l'oiseau moqueur, 810 et suivants, Impressions littéraires | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : champignon, pleurote, romain gary, écureuil, emma, bbc, joyce carol oastes, black girl white girl, croutard
29.10.2009
Un flop...
Finalement, je n'ai quasiment pas bikramé hier...pour la bonne raison que (et il y en a une qui va sourire en lisant ça parce que ça lui rappelera nos découvertes du footing en commun) mon rythme cardiaque a dramatiquement plongé au bout de vingt minutes de yoga, que j'ai dû lamentablement quitter la salle et honteusement attendre de retrouver un petit 58/1.
Bref, voici le récit de ma troisième séance de yoga bikram... Et c'est excellent pour illustrer à quel point c'est une activité dans laquelle on ne peut pas se reposer sur les progrès effectués à la séance précédente. Le corps et les émotions dominent et il n'existe pas de courbe linéaire pour arriver à une réalisation parfaite des 26 postures (asanas) pendant une heure et demie. Certains jours, une posture particulière va provoquer une sensation proche de la nausée, une gêne physique indescriptible alors qu'elle pourra passer comme une lettre à la poste pendant d'autres séances. Pour moi, hier, c'est le haut du corps qui en a fait les frais. Les autres fois, j'ai adoré cette sensation de lavage intérieur, d'oubli de soi pour ne se concentrer que sur la voix et le dynamisme des enchaînements. La chaleur ne me pose pas vraiment de problème et je l'oublie même assez vite. D'ailleurs, 40°, ce n'est vraiment pas si chaud. Ce n'est que quand l'air est assez humide (ce qui arrive parfois selon le système de climatisation) que l'air devient cotonneux. En revanche, progresser sur la posture, gagner quelques milimètres de souplesse supplémentaires, voilà qui est un défi. J'aime que le cours comprenne les débutants comme les étudiants expérimentés. En plus d'une meilleure souplesse, visible dès la fin du premier cours, j'ai pu observer chez moi une sensation d'apaisement très agréable (mais réduire le stress que j'accumule est le travail d'une vie, et encore). Cependant, il ne fait pas se leurrer, le Bikram Yoga est une discipline très exigeante pour le corps, ses muscles et ses articulations. L'aide à la méditation apportée par le bikram vient sans doute du fait que, obligé de respirer par le nez et non par la bouche 25 postures sur 26, l'étudiant doit nécessairement se détacher de l'odeur qui règne dans la salle chauffée...
Je ne pratiquerai certainement pas ce sport quotidiennement car, à mon sens, il peut être néfaste pour la circulation, le rythme cardique chez les personnes fragiles et la colonne vertébrale pour ceux qui ne sont pas assez gainés et ne peuvent maintenir leurs vertèbres espacées. En revanche, ponctuellement, dans un but spécifique (que ce soit améliorer sa souplesse, éliminer des toxines accumulées etc), quelques séances de bikram yoga me semble idéales. En dépit de toutes ces réserves, je suis réellement enthousiaste car, bien utilisé, le bikram yoga est un formidable moyen de mieux connaître son corps et de lui permettre, dans d'autres discipline, d'atteindre des réalisations qui lui étaient interdites avant.
Enfin, je suis assez dubitative quand à l'enrichissement du richissime Bikram Choudhury qui a breveté les 26 postures en question. La formation d'un professeur (à mon sens trop rapide puisqu'elle ne dure que neuf mois) coûte 5 000 dollars et une franchise doit ensuite être achetée. Si la méthode est modifiée pendant les cours, l'amende peut s'élever jusqu'à 115 00 euros, une petite somme rondelette absolument charmante mais peut être légèrement aberrante... Pour information, le monsieur en question est en procès contre un collectif d'enseignants qui lui contestent le droit de s'approprier une tradition vieille de plus de cinq mille ans.
10:42 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : yoga bikram, asanas