06.04.2010
Printemps
J'aurais bien aimé vous dire de jolies choses mais je suis un peu chafouine tirant sur le tristolette en dépit du soleil qui a brillé joliment sur mes joues à la pause de ce midi, du vent qui s'est joué de mon écharpe à rayures vers 17h, alors que je surplombais les toits de Paris et jouissait d'une vision panoramique du Sacré-Coeur à la Tour Eiffel, des jolis échanges de la journée, du John Grisham que je viens de terminer, de la chanson la plus érotique et la plus belle qui soit de Jean Ferrat dont je ne me lasse pas, d'un chouette compliment du big boss ce matin, d'un dîner gourmet et d'un bain à venir. Ca ne s'explique pas. (Ou si mais ça devient très compliqué.)
Je vous laisse avec le printemps.
21:59 Publié dans 165, Pourquoi? | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chafouine, printemps, grisham, paris, jean ferrat
02.03.2010
Au Parc de la Tête-d'Or
Au Parc de la tête d'Or, des lyonnais en goguette se baladent seuls, en famille ou en bandes d'amis. Ils sont de tout âge et arpentent les allées le sourire au coin de yeux. Certains, trop fatigués, âgés, ou tout simplement plus contemplatifs font d'un banc leur petit univers, quelques heures durant, et de ce promontoire profitent d'un royaume idéal. Ils jouissent, tous, des premiers rayons hivernaux du soleil, ceux qui sont pour la première fois depuis quelques mois assez puissants pour réchauffer le promeneur emmitouflé et lui communiquer une agréable sensation de chaleur. Ce sont ces rayons, dirigés dans un appartement, qui forcent à ouvrir la fenêtre pour faire entrer une brise légère, simple traînée d'une tempête de la veille, et frappent sur la nuque tant et si bien qu'en fermant les yeux, il est presque possible d'imaginer le coup de soleil. Douce illusion! Les arbres dénudés semblent subitement regorger de sève, prête à jaillir au moindre de signe du printemps. Au Parc, les promeneurs du dimanche se contentent d'être là, heureux de partager ces moments avec ceux qui les entourent comme avec de parfaits inconnus. La réunion de tous ces individus à la poursuite de la même félicité n'est-elle pas à elle seul la preuve d'une certaine vision de la société? Les enfants jouent, certains se heurtent à un obstacle et tombent mais les pleurs en résultant sont éphèmères. Aussitôt, le long cou d'une girafe ou les placides daims surgissant au détour d'une allée permettent à l'inconsolé, bouche bée, d'oublier ses sanglots. Lorsque le soleil se couche, doucement derrière un paisible nuage, et que le froid d'hiver reprend ses droits, les derniers rayons lancent au promeneur attardé la promesse d'un retour prochain, et lui demandent d'attendre -oh! encore un tout petit peu plus- le renouveau des saisons.
17:49 Publié dans 912, Derrière le rideau du réel -et parfois devant | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, parc de la tête d'or, printemps, hiver