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28.02.2010


Hier...

...j'ai dégusté une part de tarte à la praline dans une traboule*. Depuis, je suis totalement vendue à la cause des tartes aux pralines et rêve d'en manger nuit et jour (en alternant avec des crèpes). J'aprends le parler lyonnais, et ai failli m'envoler sur le parvis de Notre Dame de Fourvière à cause des rafales de vent. Et là, présentement, je ne sais pas trop ce qui est au programme aujourd'hui mais ça va être lyonnais et ça me va.

 

*Traboule, traboule, mais qu'est-ce donc?

Réponse : un passage permettant aux piétons de rejoindre plusieurs immeubles en passant par leux cours intérieures. C'est lyonnais, et c'est chouette.

27.02.2010


Décadence

Les gens,

Je vous aurais bien parlé d'une super soirée de jeudi soir pendant laquelle j'ai mangé plein de glaces gratuites mais surtout, surtout, où j'ai réalisé un rêve de gamine. J'ai fabriqué ma propre glace. Oui. Avec les ingrédients que je voulais, dans un joli récipient en inox, avec une spatule que je n'ai pas cassée (contrairement à mon acolyte) et avec plein de bonnes choses très miam. Il fallait lui donner un nom ; j'ai appelé ce délice "décadence" (un de mes mots préférés). Ca me semblait parfaitement approprié pour ma glace.

Mais, en ce moment, je passe un super wee-end loin de Paris et je n'ai pas trop le temps...et donc en attendant je vous propose d'essayer de deviner ce qu'il y avait dans ma glace. Camille, tu n'as pas le droit de jouer. Celui ou celle qui trouve tout gagné quelque chose (mais je ne sais pas quoi encore). Quelques indices : vous avez le choix entre une base vanille ou chocolat, deux sirop et trois ingrédients solides. Et vous, qu'est-ce que vous mettriez dans la glace de vos rêves?

Bon week-end!

26.02.2010


BBC strikes again and again

Avez-vous déjà vu les onze épisodes de la série Planet Earth, créée par la BBC en 2006? Il s'agit d'un documentaire à large échelle absolument à couper le souffle. La réalisation a coûté une fortune mais en conséquence, de nombreuses images étaient du jamais-vu apparavant. Regroupés par thème, les épisodes durent une quarantaine de minutes et, sous la voix de David Attenborough, le spectateur se laisse embarquer autour de la terre.

La parade des oiseaux de paradis mâles en Guinée est aussi fascinante qu'étrange (un des oiseaux ressemble vraiment à un radio-réveil au design très Philippe Stark) et les premières images au monde de léopards des neige en pleine vie de famille dans le Karakoram sont une prouesse technique.

Place à quelques images.

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La traversée insensée du Bostwana dans l'espoir d'arriver au delta de l'Okavango avant de mourir de soif


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L'Arctique et ses habitants

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Le parc de Cerros Torres, en Patagonie.

25.02.2010


Typographie sensible

De mon amour de la chose imprimée est né -tout d'abord- une tendre affection pour la typographie, affection doucement transformée, presque insidieusement au grès des découvertes, en admiration sans faille pour les formes modernes d'impression et le graphisme. Amatrice non initiée, je fonctionne par coup de coeur et mon coupable penchant pour la typographie s'est aggravé lors de la visite de l'exposition Alechinsky au Musée des Beaux-Arts de Bruxelle, il y a un peu plus de trois ans. Outre le deuil jamais fait d'une affiche en série limitée, toutes vendues lorsque nous nous sommes enquis des stocks, les études -entre autres- de typographie du grand peintre et graveur Pierre Alechinsky sont particulièrement présentes dans la composition de ses oeuvres, la réalisation des affiches d'expositions toujours faites par lui-même et ses différentes interventions artistiques tant dans le milieu surréaliste que pour le groupe CoBrA, mouvement avant-garde artistique regroupant des artistes de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, qu'il intègre un an après sa création.

Depuis, la typographie et son utilisation dans l'art me fascinent. Je hante l'Internet à la recherche de tels exemples (et vais finir par connaître certains sites de police d'écriture par coeur). (C'est un peu inquiétant.)

Au hasard, voici donc deux exemples de ce qui me plaît en ce moment.

 

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Good Morning Sunshine, par Douglas Wilson

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Rock, paper, scissors de Rachel e Forster
(allez donc voir ses "Emoticons series")

24.02.2010


Saying things about stuff and things about things

"Like all ambitious French politicians, Juppé chooses to present himself as a literary man. He has actually written a book of reflections titled La Tentation de Venise-"The Venetian Temptation." Juppé's Venetian temptation was to retire to a house there, where he could escape from political life, admire Giorgione's Tempestà, drink Bellinis in the twilight, and think long, deep thoughts. La Tentation was regarded as a fighting campaign manifesto, since it is as necessary for an ambitious French politician to write a book explaining why he never likes to think of politics as it is for an ambitious American politician to write a book explaining why he never thinks of anything else. Juppé, ahead of the pack, had written a book asserting not only that he would rather be doing something else but that he would like to be doing it in a completely different country. The romance of retirement is still extremely powerful in france, descending, as it does, from Montaigne, who remains the model here of pensive, high-minded reclusion, even though he spent an important chunk of his life as the boss of a tough town. In Juppé's case, the descent from Montaigne, who supplies the epigraph for La Tentation, is easy to show: Juppé is the mayor of Bordeaux, as Montaigne was. (Franch politicians often hold more than one office at once, just in case.) Among French politicians, in fact, ostentatious display of detachment are something of a competitive sport. After being succeeded as president by Chirac, François Mitterrand gave an interview to Christine Ockrent, the editor of L'Express, simply to announce that he was now taking long walks in Paris and looking at the sky. It was understood as his way of keeping his hand in. not long ago the former prime minister Edouard Balladur, who had been so busy looking detached from politics that he forgot to campaign for the presidency this time around, sneaked an item into L'Express announcing that he too was taking long walks and looking at the sky. It was the start of his comeback."

Ce petit paragraphe a été écrit par Adam Gopnik, dans un livre que je suis en train de lire pour la beaucoupnième fois, Paris to the Moon. Ecrivain au New Yorker, Gopnik a décidé en 1995 de déménager avec sa femme et son tout jeune fils à Paris. Il ne s'agit pas d'un livre sur Paris et pas non plus d'un livre sur les français, mais Paris to the Moon est une collection d'essais (vingt-trois) aussi variés que perspicaces et écrits durant la demi-décade passée dans la capitale. De l'absence du baseball dans l'éducation française aux défilés de haute-couture en passant par le procès Papon ou l'affaire des logements, Gopnik nous offre sur un plateau une analyse souvent très juste de la vie parisienne et du fil de l'actualité.

Ses commentaires politiques sont particulièrement savoureux, mais j'aimerais beaucoup lire un essai de Gopnik rédigé aujourd'hui, en 2010, sur la politique, ses hommes et leurs ambitions. Si ses commentaires me semblent particulièrement pertinents concernant la grande tradition politique française, depuis qu'il a été annoncé en 2007 qu'un candidat y pensait "en se rasant le matin", le mythe de l'homme politique  contemplatif n'est plus seul au sommet. Il a été annoncé et écrit à peu près partout et sur tous supports que notre président en exercice avait "américanisé" le Deus ex machina de la politique française mais de tels exemples le mettent particulièrement en évidence.

Bien sûr, on ne peut attendre d'un anglo-saxon expatrié à Paris qu'il n'écrive pas au moins quelques lignes mettant en exergue les complexités de l'ineffable bureaucratie mais ses sujets choisis, comme autant de leçons de choses, et son oeil journalistique averti lui évitent de tomber dans la caricature comme dans le pathos exacerbé. Son récit de la grande grève de 1995 vue au travers du cheminement de la dinde commandée pour Thanksgiving est drôle et d'une netteté sans faille tandis que sa vision de la politesse respectueuse mais attentive du patron du café du quartier qui, au fil des semaines, ne marque jamais de familiarité particulière avec ce consommateur hebdomadaire mais garde, pour son fils, une chaise spéciale rangée sous le flipper est émouvante et nous donne, au grès des mots, une bouffée de ce Paris qu'il aime tant.

Je ne saurais que trop recommander le livre de Gopnik, digne successeur de Roland Barthes dans l'approche des grandes choses et des réflexions intemporelles par des trivialités.

22.02.2010


Hé hé...

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(En le faisant lentement, c'est possible. Mais essayez donc à un rythme normal. Vous allez sourire. On parlera de Georgia O'Keeffe une autre fois.)

(Via Poptart)

 

21.02.2010


Envie de lointain (+ edit)

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Edit : photo prise en Ecosse, terre que j'aime de tout mon être. J'espère pouvoir y retourner prochainement...

19.02.2010


Vivent les ondes!

Qui d'entre vous a écouté Nicolas Demorand mener l'interview de BHL ce matin, sur France Inter (la seule, l'unique)?

Un vrai numéro de duettiste, hilarant à souhait, l'un cherchant bien l'autre. Mais BHL remporte haut la palme en déclarant qu'il avant découvert avant tout le monde un petit sénateur au fin fond de l'Illinois au sujet duquel il avait prédit qu'il irait loin. Son nom? Barak Obama.

18.02.2010


Plumes

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Sharon Montrose, remarquable photographe animalière, reflète la grâce des moindres mouvements. Je n'aurais jamais dit d'un vautour qu'il puisse être élégant, mais force ici est de constater le contraire. Son choix de couleurs neutres et de fond épuré lui permet de laisser toute la place au sujet, le reste n'étant qu'un support à la beauté inhérente de l'animal. Un choix judicieux, apte à faire croire au spectateur qu'il se trouve face à la lentille d'une de ces camera obscura qu'utilisait un grand nombre de peintres à compter du début de la Renaissance. Un choix subtil, aussi, et presque antinomique avec la photographie en studio, nécessaire pour arriver à un tel résultat. Comme un retour aux sources, avec les moyens les plus simples mais aussi les plus techniques. Des défis que me lancent mon sténopé en carton et mon Diana F+, à portée de main. Ce sera pour une autre fois, après m'être abreuvée de faune et de ce sentiment qui me fait dire que, peut-être, si je tend le bras, j'effleurerai une plume.


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17.02.2010


You kind, kind creature

Mes nuits sont plus belles que vos jours...tout ce que je peux dire, c'est que Raphaëlle Billetdoux n'a sans doute jamais passé ses nuits à transporter des bouquins. (D'ailleurs, quelqu'un a-t-il vu le film éponyme? Vaut-il le coup? Je ne recommenderai pas le livre, en tout cas.)

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Ce soir, j'ai juste envie d'imiter Stephen Tennant et d'aller rejoindre mon lit. Sans aller jusqu'à ne pas le quitter des mois durant, à me faire porter à ma voiture et à me bander les yeux pendant un voyage pour ne pas souffrir du paysage qui défile et pourrait me donner le vertige... Tout le monde ne peut pas avoir un Cecil Beaton qui encourage la vocation de ne rien faire, mais à le faire avec une originalité hors du commun, sans jamais aller en-deça de l'extravagance.

Un pyjama léopard, une chevelure teinte et saupoudrée de poudre d'or, plumes et rubans à foison et un homme qui se décrit lui-même comme l'heureux bénéficiaire du "don néfaste de la beauté", il fallait bien une personnalité comme la sienne pour inspirer Sebastian Flyte (dans 'Brideshead Revisited', d'Evelyn Waugh) et Cedric Hampton ('Love in a cold climate' de l'Honorable Nancy Mitford)

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En compagnie de David Hockney


"To call Stephen affected," the artist Michael Wishart recalled, "would be like calling an acrobat a show-off, or a golden pheasant vulgar."

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