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28.11.2009
Au Cambodge
La photo qui suit n'est pas de moi mais de mon amie Kyl qui vient de passer trois semaines au Cambodge et en Thaïlande. Le temple ici pris en photo est le Bayon, un monument Khmer construit à la fin du XIIème siècle bien connu pour ses magnifiques bas-reliefs figurant des devatas (figures statiques) et des apsaras (littéralement "en train de danser").
23:01 Publié dans 912, Derrière le rideau du réel -et parfois devant | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : angkor, cambodge, kyl, voyage
26.11.2009
The New Deal
Voilà ce qu'il me faudrait pour redynamiser mes finances...En attendant, j'écoute le come back (de 2008) des Breeders. J'y retrouve certaines harmonies des vieux morceaux de Nirvana. Mélancolique, chaotique, un peu pop, manquant un peu de son coupant - edge and sharpness. J'aime.
Et puis..."cool as Kim Deal", comme diraient les dandys fan de Warhol.

15:59 Publié dans 783 et tous 784.19 Le chant de l'oiseau moqueur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the breeders, kim deal
25.11.2009
Sucked in
Comme chaque année, à la même époque (à un moi près, disons), je fais une cure d'une série au choix, dans son intégralité. tout en choisissant un angle spécifique à "étudier" pendant que je me fais plaisir. L'an passé, j'ai revu Gilmore Girls, ma série préférée, découverte en 2001 lorsque je vivais à Toronto. Cette année, je me vampirise avec...Buffy the Vampire Slayer et en profite pour exploiter le thème de la rédemption. Mille musiques, lectures et oeuvres s'ouvrent donc à moi et je ne sais où donner de la tête. Finalement, éplucher les références à la culture populaire dans GG était peut-être plus abordable.
Et, pour ceux qui avaient un léger doute, oui, je suis monomaniaque. J'essaye d'y échapper mais c'est plus fort que moi...
17:22 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
24.11.2009
Parce qu'Eliot a toujours la réponse.
Pour les moments où je me demande si un jour j'y arriverai, pour les amis en doute, pour les coeurs en proie aux cruelles hésitations, pour les regrets de ce qui n'est pas encore, quand j'ai l'impression de grimper volée d'escalier après volée d'escalier sans jamais voir le haut de la tour, quand je veux agripper une volute de fumée et les gouttes de rosée, quand je veux demander à quiconque, à n'importe qui, à tout le monde s'il y a du temps pour tout, quand je cherche désespérement la personne détenant la réponse alors que je sais qu'elle est en moi, Eliot a toujours ce qu'il me faut. Et, dans l'intervalle, en attendant le jour où je ne courrai pas à travers cimetières et océans déchaînés et où je saurai que le temps qui m'est imparti est celui que j'ai, je me tourne vers le rythme apaisant de ses strophes.
And indeed there will be time
For the yellow smoke that slides along the street,
Rubbing its back upon the window-panes;
There will be time, there will be time
To prepare a face to meet the faces that you meet;
There will be time to murder and create,
And time for all the works and days of hands
That lift and drop a question on your plate;
Time for you and time for me,
And time yet for a hundred indecisions,
And for a hundred visions and revisions,
Before the taking of a toast and tea.
In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.
And indeed there will be time
To wonder, “Do I dare?” and, “Do I dare?”
Time to turn back and descend the stair,
With a bald spot in the middle of my hair—
[They will say: “How his hair is growing thin!”]
My morning coat, my collar mounting firmly to the chin,
My necktie rich and modest, but asserted by a simple pin—
[They will say: “But how his arms and legs are thin!”]
Do I dare
Disturb the universe?
In a minute there is time
For decisions and revisions which a minute will reverse.
(from "The love song of J. Albert Prufrock", T.S. Eliot)
(et avec cet extrait une pensée particulière pour ma Rose.)
17:18 Publié dans 783 et tous 784.19 Le chant de l'oiseau moqueur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ts eliot, love song, temps
23.11.2009
Little Matters they are to be sure, but highly important.
J'ai trouvé mon stage final, de six mois, qui se déroulera de janvier à juillet. Je suis soulagée d'avoir finalement fait ce choix, non sans avoir consulté les bouches de la destinée (à savoir une bonne dizaine d'amis qui ont dû finir par en avoir marre de donner leur avis. La famille est, elle, intimée de donner son avis sans manifester d'impatience). Le quatre janvier je retournerai donc dans cet arrondissement où beaucoup de mes amis seront également en stage, ce qui sera formidable pour les pauses déjeuner, abandonnant le 1er avec une pointe de regret mais néanmoins beaucoup de satisfaction. Je regretterai les passages à WHSmith, mon lieu de travail, la traversée du jardin des Tuileries, le nombre de bus que je peux prendre pour rentrer chez moi, la proximité de la ligne 1 mais laisserai à ceux qui en veulent mon stage actuel pour aller m'épanouir pleinement non loin d'un plus petit espace vert.
En un couple d'heures, je me suis tricoté un petit quelque chose (vraiment tout petit) que j'espère finaliser avant que je n'oublie. Il me fallait reprendre les aiguilles et un échantillon s'est transformé alors qu'une idée (brillante) naissait dans mon cerveau (génial). Après vous avoir vendu du rêve, il est temps que je rétablisse la vérité en avouant qu'il n'y a rien de bien extraordinaire là dedans mais que si j'arrive au bout de ce projet, je serai tout de même très contente de moi.
J'ai beaucoup chanté ce week-end : une journée entière samedi, notamment. Les répétitions avancent bien et je crois que nous serons à peu près prêts pour le concert. J'ai en revanche un peu peur : il faut que nous fassions beaucoup d'entrée pour que notre association puisse vivre et payer notre maître de choeur qui vient pour nous de Niort tous les jeudis soirs. Nous avons fini l'année dernière en léger déficit et j'espère qu'il y aura assez de monde au concert pour ne pas avoir à mettre la clef sous la porte...
Mon fiancé qui a été passer le week-end chez mes parents alors que je restais à Paris m'a rapporté, de la part de ma mère, un sublime calendrier de l'Avent, cette période qui commence cette année dimanche prochain. Je suis pressée d'être au 1er décembre...
Nous avons également trouvé nos alliances, un moment riche en émotion, et avons peut-être déterminé le traiteur qui nous conviendrait (mais une mille douzième relecture des conditions générales de vente s'impose) (et aussi goûter la nourriture).
J'ai mangé, samedi soir vers 19h, en guise de goûter, une délicieuse tartelette au citron meringuée en très agréable compagnie avant de, plus tard dans la soirée, oublier ma soupe aux champignons sur le feu et de la laisser brûler. J'avais sans doute été perturbée d'avoir été appelée "Alice au pays des merveilles" toute la journée...ça a commencé le matin, vers 10h, quand une amie a tonitrué que je lui ressemblais, notamment avec mon petit noeud dans les cheveux. Et toute l'assemblée de s'exclamer qu'elle avait raison. Inutile de vous dire que c'était parti pour la journée et que samedi soir, si j'entendais "Alice" dans la rue, je me retournais. Un tel problème de dédoublement de personnalité m'a forcément conduite à oublier une odeur qui me chatouillait les narines en murmurant "mange-moi".
14:52 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stage, tricot, champignon, chorale, concert, tartelette au citron
20.11.2009
She walks in shadows
Chers lecteurs de l'Internet,
Je vous délaisse lamentablement et ne prend le clavier que pour vous noyer dans de verbeuses considérations qui vous distraieront de chercher toute note potable (ou pas). En vrai, j'ai tout de même beaucoup de travail, un supérieur imbuvable et des soirées très prises. Je pourrais vous raconter que j'ai été à l'Opéra Garnier mercredi soir voir le ballet "Joyaux" du grand George Balanchine, présenté pour la première fois en 1967. Je pourrais alors vous narrer comment j'ai trouvé le premier tableau, "Emeraudes", infiniment trop académique et desservant légèrement la musique de Fauré mais néanmoins exécuté presque impeccablement à l'exception d'une arabesque tremblée et d'une posture mal tenue à la fin d'un solo. Ce sont aussi les costumes de Christian Lacroix que j'ai préférés (ce qui n'étonnera pas ceux qui me connaissent et qui savent à quel point je voue un culte à la couleur verte). Ensuite, je vous raconterais sans doute que j'ai été absolument époustoufflé par "Rubis", le deuxième tableau, d'une vigueur et d'une originalité incroyable, porté par un soliste masculin exceptionnel et un pas de trois qui m'a coupé la respiration. Le capriccio pour piano et orchestre d'Igor, le contemporain de Balanchine, était un bonheur pour les oreilles et la pianiste a bien mérité ses applaudissements. D'ailleurs, la salle ne s'y est pas trompée et les applaudissements étaient nourris. Après l'entracte, où j'ai constaté une fois de plus que beaucoup de personnes ne s'habillent plus pour l'opéra (pourtant, plus jeune, que j'aille au théâtre ou à l'opéra avec mes parents, je ne croie pas que quinconque aurait osé s'y rendre en tenue de jour, je n'ai le souvenir que de spectateurs s'étant changé pour sortir) et que d'autres sont ridiculement apprêtées (ce n'est pas une soirée de gala, les gens, ni même la garden-party de l'Elysée) ce qui les rend peut-être encore plus déplacés que les autres, je me suis régalée de "Diamants" qui allie virtuosité et raffinement. Il ne m'a cependant pas autant touché que "Rubis" que je trouve brillamment décalé, s'inspirant des musiques plus populaires et des gestes plus saccadés des poupées. A cette occasion, il se pourrait alors que je vous narre ma théorie, née mercredi soir et absolument subjective, selon laquelle "Joyaux" célèbre plus spécifiquement le danseur mâle, certes inférieur en nombre, mais qui représenterait le danseur (pas seulement mâle, le danseur dans sa globalité) et donc Balanchine lui-même tandis que les femmes représenterait la danse (en tant que figure allégorique). Les pas de deux, toujours en deuxième position dans chacun des tableaux permettent au spectateur de comprendre la relation du danseur à la danse au travers de la vie. De la perfection académique des ballets russes dans Emeraudes où la danse est une partenaire que l'on vénère mais une partenaire sévère, qui peut mener à l'exil, à la douce folie de Paris et de l'Europe occidentale et la vie d'artiste où pour la première fois on peut s'amuser avec la danse pour terminer en apothéose avec la création du New-York City Ballet, sous les projecteurs de la ville lumière. L'osmose entre la danse et le danseur est enfin atteinte et, après une vie de danse, le danseur et la danseuse peuvent se laisser porter par la danse sans devoir s'effacer devant elle.
Peut-être pourrais de même vous annoncer que je suis très occupée à chanter cette semaine avec une répétition hier soir, une ce soir et plusieurs heures d'affilée demain. C'est une bonne chose que j'ai décidé d'aller me ressourcer chez mes parents la semaine dernière car je en pourrais pas y retourner avant Noël, entre les week-ends entre amies, ceux de préparation au mariage et les deux concerts de la chorale. Mon fiancé, occupé la semaine dernière, y va ce soir jusqu'à dimanche. Dans ces moments, je me dis que nous avons peut-être trop d'occupations... Je voudrais bien vous dire quelque chose d'intelligent à propos d'une exposition ou des programmes de cinéma mais ne nous leurrons pas, j'irai sans doute voir Twilight, le number 2, ce week-end avec une amie. Tout est dit.
16:06 Publié dans 120, Un petit peu de moi | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : opera garnier, joyaux, balanchine, new york city ballet, chorale
18.11.2009
Tactique et conquêtes
Hier soir, j'ai joué au go pour la première fois de ma vie. Trois partie sur un petit tablier mais apparemment je ne m'en suis pas trop mal sortie pour une débutante et j'ai "de l'intuition" (ça veut dire que je ne comprends encore rien aux règles mais que j'arrive à faire illusion). En m'attaquant juste aux règles de base, ça m'a semblé plus simple que la partie de coinche qui a suivi (mais je n'ai jamais réussi à compter les atouts dans le jeu). Un chose est sûre, je recommencerai...et j'aurais bien voulu faire au moins une partie de plus.
Le go se joue à deux : un des joueurs a les pierres noires (kuro) et l'adversaire les pierres blanches (shiro). Le tablier, appelé goban, est un carré sur lequel se croisent des lignes noires verticales et horizontales. J'ai joué deux fois sur un goban de 9*9 lignes et une fois sur un de 13*13 mais les grands tabliers comportent 19*19 lignes, soit 361 intersections. Les pierres se posent aux intersections et, symbolisant des soldats, le but est de conquérir le plus de territoires possibles, les points se totalisant à la fin de la partie en comptant le nombre d'intersections vides que chacun des joueurs possède. Les pierres adjacentes de même couleur sont connectées et forment un groupe et c'est ce groupe qu'il faut étendre pour contrôler le goban, empêcher l'adversaire de se développer et toujours voir le plan d'ensemble pour ne pas risquer de perdre ses pierres. Voici, de manière très basique, les règles du go. Celui qui a le plus de points à la fin de la partie la remporte.

Et, parce que j'aime les légendes, en voici une, tirée d'un recueil chinois compilé en 668 .
"Le patriarche de la secte bouddhiste Zen, Bodhidharma, rencontra aux Indes deux moines étranges et plutôt sales qui ne faisaient que jouer au go, et pour cette raison étaient méprisés par les autres moines. Les regardant jouer, le patriarche les voyait disparaître et réapparaître constamment, ce qui constituait pour lui un signe qu'ils avaient atteint l'illumination. A la fin de leur partie, ils expliquèrent pourquoi ils se consacraient exclusivement au go :
15:35 Publié dans 912, Derrière le rideau du réel -et parfois devant | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jeu de go, goban, pierres, moines
17.11.2009
Folklore
17:32 Publié dans 912, Derrière le rideau du réel -et parfois devant | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.11.2009
A ma sauce
A Poison Tree
I was angry with my friend:
I told my wrath, my wrath did end.
I was angry with my foe:
I told it not, my wrath did grow.
And I watered it in fears,
Night and morning with my tears;
And I sunned it with smiles,
And with soft deceitful wiles.
And it grew both day and night,
Till it bore an apple bright.
And my foe beheld it shine.
And he knew that it was mine.
And into my garden stole
When the night had veiled the pole;
In the morning glad I see
My foe outstretched beneath the tree.
(William Blake, un type que j'aurais adoré rencontrer. Picture to follow in a few hours.)
(Sinon, oui, oh toi incrédule lecteur, bien vu : le titre n'a rien à voir avec le contenant. J'allais vous écrire totalement autre chose mais Blake m'est venu en tête et quand la poésie se manifeste, on ne refuse pas. Et puis j'avais oublié ce que je voulais écrire.)
15:30 Publié dans 810 et suivants, Impressions littéraires | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : willima blake
15.11.2009
Un dimanche chez mes parents
21:22 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note