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31.10.2009


Du chiffon blanc

Aujourd'hui, j'ai essayé une robe de mariée. Je crois bien que j'ai failli pleurer et que je me suis imaginée entrer dans l'église et voir mon fiancé devant l'autel, ma famille et mes amis tous réunis.

Pourtant, quelques minutes plus tôt (approximativement quatre minutes trente sept secondes), quand ma BFF m'a demandé -alors que j'allais entrer dans la cabine- si j'étais émue à l'idée d'essayer une robe de mariée j'avais répondu très naturellement : "ben non, pourquoi?".

 

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30.10.2009


Champignons, Emma et tout ce qui rend la vie plus belle

Il y a quelques jours, j'ai dû jeter des pleurotes. Vertes, les pleurotes, verte, j'étais. Heureusement, j'ai cuisiné hier soir une fricassée de champignons, oignons grelots et viande fumée qui m'a un peu consolée. Surtout, c'était bon (mais sans pleurotes).

Je me suis passionnée pour un livre pour enfants, merveilleusement bien dessiné : l'écureuil et la première neige, de Sébastian Meschenmmoser. Si vous avez des petits dans votre entourage, c'est le livre à offrir. D'ailleurs, ce sera le cadeau de ma petite nièce pour Noël.

J'ai mangé du très bon chocolat et me délecte de Romain Gary, un cocktail réussi.

Je regarde en boucle l'adaptation 2009 par la BBC d'Emma et en pense un bien fou. Encore mieux que la version 96, avec Gwyneth Paltrow, à laquelle il manquait un petit quelque chose, ces quatre épisodes frôlent la prefection quoique le quatrième soit beaucoup trop condensé à mon goût. Malgré tout, la scène du "badly done, Emma, badly done" reste inégalée dans la version de 1996 et j'ai tendance à préférer la scène de Box Hill dans les autres adaptations. Je pleure la presque décision de la chaîne anglaise de ne plus produire de periods dramas XVIIIe et XIXe dans les années à venir plus se concentrer sur une période plus récente. Je me console en me disant que les quatre dernières années ont été très riches en adpatations et qu'en les visionnant très régulièrement je devrais pouvoir tenir jusqu'aux prochaines, surtout en achetant la bande originale qui devrait ne pas trop tarder à sortir. En revanche, je cherche désespéremment la version de 1972.

Je recherche une recette inédite (c'est-à-dire jamais réalisée de mes blanches mains) de gâteau pour fêter l'anniversaire de mon fiancé demain et ne trouve rien qui soit (i) à mon goût (ii) pas trop long à faire, mon samedi sera absolument totalement chargé.

Je me réjouis à l'idée d'un très grand brunch dimanche en compagnie d'une des meilleures amies qui soit et réalise à l'instant même qu'il n'y a plus de sirop d'érable à la maison et qu'il faut absolument remédier à cette catastrophe. J'en profiterai pour refaire mes stocks de lait d'amande, une boisson dont je suis folle et qui dégoûte la plupart de mes proches. Avec les pancakes, les marrons que j'ai fait cuire dans du lait hir soir, que j'écraserai et assaisonerai aux épices seront parfaits, s'ils ne sont pas mangés avant...

J'ai envie de faire disparaître de la surface de la terre beaucoup de personnes aujourd'hui mais, étrangement, quand je pense aux mille et une souffrances que je pourrais leur infliger, ça m'apaise. Morts aux cons. Je honnis Croutard, le pire représentant de l'espèce grandes écoles de la terre et chéris les personnes qui me conseillent vivement de cacher ses dossiers, lui marcher sur les pieds ou de lui vomir dessus. Je me contente de le mépriser en silence mais ça me fait beaucoup de bien.

J'ai plein de projets à l'état d'embryon : peinture, couture, tricot, musique. Ils m'emballent tous et je suis très pressée de m'y mettre. J'ai décidé entre autres, pour un projet très particulier, de me lancer dans la confection d'une cravate. L'avez-vous déjà fait?

Je suis pressée de rentrer pour espérer voir l'épisode 7 de la saison 6 de Grey's Anatomy avant d'aller au restaurant ce soir... Et j'hésite entre un nouveau Joyce Carol Oates (je viens de terminer Black Girl/White Girl, absolument époustouflant. Un fantôme durant quinze ans et une mort dont ne se remettra jamais Generva Meade, la narratrice. Deux jeunes filles opposées et pourtant si semblables ; un pan de la culture américaine souvent difficilement levé. Comme la narratrice, le lecteur ne comprendra jamais totalement Minette Swift, la fière descendante d'une famille de pasteurs noirs qui n'a finalement pas le niveau acamédique pour faire face aux exigences de l'université et se contente d'essayer de la révéler à travers le trou de serrure qui nous est fourni : insuffisant, perturbant. Dans une Amérique des années 1970 où le racisme est devenu latent voire occulté, Generva ne comprend pas comment un acte au motif apparemment purement personnel peut être catalogué comme raciste. Ce n'est que quinze ans après qu'elle commence à envisager toutes les nuances de gris que le noir et le blanc peuvent engendrer.) et une étude de la Révolution Française.

29.10.2009


Un flop...

Finalement, je n'ai quasiment pas bikramé hier...pour la bonne raison que (et il y en a une qui va sourire en lisant ça parce que ça lui rappelera nos découvertes du footing en commun) mon rythme cardiaque a dramatiquement plongé au bout de vingt minutes de yoga, que j'ai dû lamentablement quitter la salle et honteusement attendre de retrouver un petit 58/1.

Bref, voici le récit de ma troisième séance de yoga bikram... Et c'est excellent pour illustrer à quel point c'est une activité dans laquelle on ne peut pas se reposer sur les progrès effectués à la séance précédente. Le corps et les émotions dominent et il n'existe pas de courbe linéaire pour arriver à une réalisation parfaite des 26 postures (asanas) pendant une heure et demie. Certains jours, une posture particulière va provoquer une sensation proche de la nausée, une gêne physique indescriptible alors qu'elle pourra passer comme une lettre à la poste pendant d'autres séances. Pour moi, hier, c'est le haut du corps qui en a fait les frais. Les autres fois, j'ai adoré cette sensation de lavage intérieur, d'oubli de soi pour ne se concentrer que sur la voix et le dynamisme des enchaînements. La chaleur ne me pose pas vraiment de problème et je l'oublie même assez vite. D'ailleurs, 40°, ce n'est vraiment pas si chaud. Ce n'est que quand l'air est assez humide (ce qui arrive parfois selon le système de climatisation) que l'air devient cotonneux. En revanche, progresser sur la posture, gagner quelques milimètres de souplesse supplémentaires, voilà qui est un défi. J'aime que le cours comprenne les débutants comme les étudiants expérimentés. En plus d'une meilleure souplesse, visible dès la fin du premier cours, j'ai pu observer chez moi une sensation d'apaisement très agréable (mais réduire le stress que j'accumule est le travail d'une vie, et encore). Cependant, il ne fait pas se leurrer, le Bikram Yoga est une discipline très exigeante pour le corps, ses muscles et ses articulations. L'aide à la méditation apportée par le bikram vient sans doute du fait que, obligé de respirer par le nez et non par la bouche 25 postures sur 26, l'étudiant doit nécessairement se détacher de l'odeur qui règne dans la salle chauffée...

Je ne pratiquerai certainement pas ce sport quotidiennement car, à mon sens, il peut être néfaste pour la circulation, le rythme cardique chez les personnes fragiles et la colonne vertébrale pour ceux qui ne sont pas assez gainés et ne peuvent maintenir leurs vertèbres espacées. En revanche, ponctuellement, dans un but spécifique (que ce soit améliorer sa souplesse, éliminer des toxines accumulées etc), quelques séances de bikram yoga me semble idéales. En dépit de toutes ces réserves, je suis réellement enthousiaste car, bien utilisé, le bikram yoga est un formidable moyen de mieux connaître son corps et de lui permettre, dans d'autres discipline, d'atteindre des réalisations qui lui étaient interdites avant.

Enfin, je suis assez dubitative quand à l'enrichissement du richissime Bikram Choudhury qui a breveté les 26 postures en question. La formation d'un professeur (à mon sens trop rapide puisqu'elle ne dure que neuf mois) coûte 5 000 dollars et une franchise doit ensuite être achetée. Si la méthode est modifiée pendant les cours, l'amende peut s'élever jusqu'à 115 00 euros, une petite somme rondelette absolument charmante mais peut être légèrement aberrante... Pour information, le monsieur en question est en procès contre un collectif d'enseignants qui lui contestent le droit de s'approprier une tradition vieille de plus de cinq mille ans.

27.10.2009


Crush nocturne

Je devrais vous écrire un article sur le yoga bikram (ou comment j'ai compris la nécessité de s'hydrater de l'intérieur) mais je ne vous cacherais pas que je me délecte ce soir des aventures de Diego Alatriste, soldat depuis l'âge de treize ans puis spadassin tacitune, mises à l'écran par Agustin Diaz Yanes. J'ai dévoré il y a quelques années déjà les six tomes écrits par Arturo Perez-Reverte ; Madrid en 1620, Philippe IV, un pourpoint jaune, le siège de Breda, de fiers hidalgos et la très grande Inquisition, entre autres, m'ont fait voyagé, narrés par le laquais du capitaine qui n'en est en réalité pas un. Par intermittence, les vers de Quevedo et de Lope de la Vega dansent avec les mots pour mieux donner au passé son ineffable nostalgie. C'est sale, crasseux même, c'est l'Espagne belliqueuse qui tient encore le monde, c'est Madrid corrompue et affaiblie, c'est un homme qui répugne à tuer autrement qu'en duel.

Et si cela ne vous suffit pas, c'est Viggo qui porte le Capitaine Alastriste à l'écran, au milieu des ruelles obscure de la capitale espagnole, des tavernes et des hommes prêts à engager querelle pour quelques maravédis.

 

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Le bikram attendra, j'irai suer demain soir...

26.10.2009


Pari(s) urbain

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L'heure d'hiver, c'est aussi risquer de manquer les dernières couleurs de la journée en rentrant, le soir, chez soi. L'oeil en éveil, pourtant, deux monomaniaques peuvent s'extasier sur l'entrée d'un métro, l'heure bleue qui s'épanouit, le temps de quelques respirations, pour ceux qui aiment observer alors que fourmillent les parisiens chargés des courses et des soucis de la journée. Un sourire, l'appareil photo vite sorti du sac en bandoulière tant affectionné, quelques pas en chassé-croisé sur une chaussée momentanément désertée et le chemin du retour est repris, presque comme s'il ne s'était rien passé, ne serait-ce le regard interrogateur de cet homme qui a souri en apercevant les Invalides. Il est temps de rentrer et de travailler le basculement du larynx pendant qu'une autre s'interrogera sur l'apnée...

25.10.2009


Tout simplement

 

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22.10.2009


La phrase du jour (et ouf quelques heures après)

 

...

 

"Putain, mec, t'a gerbé sur mes bottes fétiches!"

 

...

 

EDIT : Quelques heures après le drame, les bottes semblent sur la voie de la guérison totale même si elles risquent de souffrir d'une légère amnésie leur occultant jusqu'à la fin de leurs jours heureux ce tragique événement.

21.10.2009


Roman fragments and that's it (for now)

 

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Je publie ces photos en écoutant la musique du film "The Illusionist", un de mes films préférés et c'est en pensant au temps qui passe que je souris des beaux moments de ces derniers mois. Les mauvais sont trop souvent présents pour s'y apesantir et ce n'est pas en les revivant, le soir, que j'avancerai. Légèreté, comme je le disais récemment, légèreté!

20.10.2009


Faire comme les Romains

Ce n'est pas tout ça mais entre les dix mille aventures de ma vie trépidante, il est temps de boucler Rome qui sinon se retrouvera telle une vieille chaussette oubliée dans le tambour de la machine à laver et qui sent le moisi irrécupérable. Je précise que ce tragique incident de la vie quotidienne n'a pas été vécu par moi car je ne mets jamais de chaussettes sauf quand je fais du sport (et que donc je mets des chaussures de sport) ou que je vais me balader à la campagne (et que je mets des bottes). Je ne porte que des bas ou des collants, les chaussettes sont donc vestis incognita chez moi.

Bref, nous nous sommes donc réveillées au son d'un très puissant orage. Catastrophe, ai-je marmoné dans mon demi-sommeil avant de me tourner sur mon côté droit pour grapiller quelques minutes d'oubli supplémentaires. Ensuite, j'ai rêvé que le réveil de Camille allait sonner dans deux minutes au maximum et que, comme Emeline et moi étions d'ores et déjà réveillées, nous nous sommes levées pour aller dans la salle de bain et ouvrir les rideaux et que le réveil sonnait et qu'en même Camille se levait en hurlant que non, ça n'allait pas être possible, que nous étions irresponsables et qu'elle voulait dormir et que c'était incroyable d'avoir une attitude pareille. En vrai, j'avais déjà été dans la salle de bain, Emeline était réveillée et nous avons regardé par la fenêtre, attérées, le réveil a sonné et Camille s'est levée comme une fleur. Nous avons donc regardé toutes les trois par la fenêtre, attérées. A ce moment, la pluie a redoublé de violence. Pour repousser le moment fatidique où nous aurions à faire face aux éléments déchaînés, nous sommes parties nous laver. Alors que nous demandions au temps de ne pas supendre son vol et aux heures propices d'accélérer leur cours, il a fallu faire face à la délicate question du vêtement. Prête à toutes les éventualités j'avais emporté : une paire de chaussure à talons (pour les Bellini), une paire de ballerines qui déteignent et ont quatre ans au moins et prennent l'eau, une paire de spartiate, deux robes, un jean, deux petits hauts sans manches dont un extrêmement chaud en cachemire, un t-shirt à manches longues, un pull, un gilet en coton, un châle et un foulard pour me couvrir les épaules dans les églises. Bref, je ne savais comment m'habiller. J'ai finalement choisi le jean (retroussé pour qu'il ne se trempe pas en trois secondes), les spartiates (tant qu'à prendre l'eau...), le petit haut léger, le gilet et le châle. Toutes trois légèrement vêtues, nous étions en effet intimement persuadées que de toute façon il allait faire beau plus tard (ce qui est la preuve que l'intime conviction agit sur tout, même sur la météorologie. De toute façon, même les météorologistes confirmés ont du mal alors pourquoi pas l'intime conviction. Répétez dix fois très vite : le météorologiste de maman m'aime mieux que la météorologie.) Bref, après avoir fini le raisin, nous étions dehors, sous la pluie et en possession d'un seul parapluie (mais j'ai enroulé mon châle autour de ma tête comme dans les vieux films italiens et j'étais plus romaine que la romaine). Cinq toutes petites minutes plus tard, sur le pont Saint Ange, nous avons aperçu un bout de ciel bleu auquel nous avons fait nos dévotions et une demi-heure et un cappucino à 90 centimes d'euros plus tard, il faisait ciel bleu et grand soleil, le temps parfait pour baver d'admiration devant le Palais Farnèse, de photographier les légumes au marché du Campo dei Fiori, d'acheter des fruits secs et légèrement confits (le kiwi séché et la cerise noire ont remporté la palme) et de faire le plein des petits gâteaux pour prendre notre second petit déjeuner.

Une tartelette aux cerises amarena plus tard, nous étions en route pour la via del pellegrino où la bien nommée libreria del viaggiatore nous attendait. Une cour un peu cachée adorable, un chat noir tout mignon et un vélo façon "montres molles" de Dali (MON vélo) nous ont un peu retardées mais -et nous ne le savion pas encore- ce n'était que le début d'une journée pendant laquelle nous avons marché onze heures. (Et 25 heures en cumulé sur tout le week-end.) Onze heures de marche à travers le Ghetto, le Trastevere, l'Ile Tibérine, le Capitole, le Colisée, la via Cavour, la Fontaine de Trevi, le Colisée de nouveau, la colline du Testacio, le Colisée, deux fontaines accueillantes pour nos pieds, une longue pause pour des fettucine de lo Chef exceptionnels et en profiter pour pouponner un adorable petit Remo et à nouveau une heure de marche pour retraverser la ville, chargée de deux bouteilles de vin entamées dans la chambre en refaisant le monde avant de nous effondrer de sommeil pour une courte nuit.

Le lendemain matin, tôt, à l'heure où tous les Romains dorment même ceux qui vont à la messe car elle a lieu beaucoup plus tard dans la matinée, nous nous sommes dirigées d'u pas altier vers la Villa Medici pour visiter ses jardins. La visite guidée étant obligatoire, nous avons rongé notre frein en supportant un guide qui n'avait probablement pas encore digéré les effets des amphétamines prises la veille au soir et qui a réussi à dire en environ dix secondes et dans trois langues différentes que s'il-vous-plaît il est interdit de prendre des photos car les fresques sont très fragiles. Pas de photo d'une garçonnière mignonne comme tout mais plusieurs révélation sur le dodo, le dindon et le partage de compétence entre Hermès et Esculape suivies d'une vue sur Rome de toute beauté (même s'il était dommage que Saint Pierre ne soit pas un peu plus à gauche et que les gros murs entouraient sans doute le Palais). (Nous avons de quoi rire des remarques de certains touriste pendant environ sept générations (sauf si nous construisons un Tulou et alors la quinzième génération s'en souviendra). La dernière glace a été nostalgique mais quelques infractions plus tard, nous avions retrouvé notre sourire séculairement légendaire (car il est évident que nous ne pouvons garder ce teint de rose qui fait demander aux hôtesses si nous avons atteint l'âge de la majorité qu'en buvant du sang frais de petite fille depuis au moins cinq cent ans). En guise d'au-revoir à Rome, nous avons gravi une portion du Janicule pour profiter de la vue sur Rome absolument opposée à celle dont nous avions profité le matin même dans les jardins de Laurent le Magnifique.

En calculant très large pour le trajet vers l'aéroport, nous sommes arrivées vraiment limite et, encore une fois, étions quasiment les dernières dans la file (placée devant une porte d'embarquement différente de celle annoncées sur les panneaux). Finalement, nos invocation silencieuses au Saints Jacques, Pierre et Nicolas (respectivement patrons de voyageurs, de Rome et des jeunes filles pauvres) ont abouties et nous avons pu voyager côte-à-côte dans ce coucou de malheur. Pour une raison à ce jour encore mystérieuse, nous avons énormément fait rire la dame placée dans notre diagonale (elle était prise d'un fou rire chaque fois qu'elle se retournait pour nous regarder. Certes, nous étions nous même en train de rire mais sommes nous si contagieuses?). L'avion a décollé normalement et nous a fait profiter d'un ciel absolument sublime avant de nous enfermer dans un écrin noir total, de plonger à contre vent pendant environ une heure et demie, de nous annoncer que nous allions atterrir dans un quart d'heure cinquante bonnes minutes avant l'atterrissage réel, a rebondi quatre fois de suite (sans doute pour faire passer le hoquet du pilote) en petits rebonds malicieux alors que deux minutes avant de toucher le sol et après un vide intersidéral absolument noir légèrement angoissant (et un décompte des morts effectués par les petits jeunes derrière nous en cas de catastrophe aérienne) nous venions d'apercevoir les premières lumières de la civilisation : celles de l'aéroport.

19.10.2009


Un goût d'automne

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Un week-end dans le Limousin. Et tout autant en Dordogne. Des amis. Du rosé dégueulasse mais qui s'améliore d'année en année. Du boudin noir. Pas de testicules de moutons. Un train qui arrive tard. Le studio de mon petit frère. Un très bon financier. Une chambre bien chauffée. Une mini bouillote. La troisième déclinaison des noms neutres. Trouée dans les arbres. Une petite nièce de deux ans. De la vaiselle neuve. Restaurant pour quarante huit personnes. Pas de cheval. Des moutons. Un petit chat. Un ciel d'azur. Une petite nièce adorable.Foulards et bottes de campagne. Du foie gras poëlé. Des abrazos. Ouvre la bouche pour me montrer que tu as fini ta nourriture (je susi impitoyable). Beaucoup de bises. Une revue d'actualité. Prénoms de bébés à naître entre amis dans le train. Un taxi. Congeler un canard. Ranger pommes et châtaignes. A bientôt...

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