12.06.2010
Blanc
18:18 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.05.2010
Soleil dominical et délicieuse oisiveté
18:40 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : longchamp, courses, hippodrome, brunch, clématites, muguet
07.05.2010
La Reverencia
Parce qu'une ville polie tire toujours sa révérence avec distinction...nous aurions pu finir en chansons, probablement des comptines enfantines ou ces tubes qui nous ont fait dansé dans les années 90, jadis, mais ce sera en images que nous dirons au-revoir à Madrid, ici. Un petit peu parce qu'on m'a réclamé des photos de nourriture, un petit peu parce que j'aime penser qu'il y a tout juste deux semaines, à cette heure-ci, nous atterrissions. J'allais dire que j'aimais les fins nettes, celles qui permettent de tirer un rideau qui n'est plus agité que par une brise de souvenirs quand on les laisse se rappeler à nous mais ce n'est pas tout à fait exact. J'ai à mon actif de très belles fins effilochées, de jolis coupons qui ont perdu insidieusement leur couture et qui petit à petit se sont dispersés au vent, sans remords. Je préfère les fins nettes, comme ici pour mieux revenir et pour la plupart des choses, certes, mais je ne suis pas contre une fin qui n'en est pas une, tant qu'elle fournit de beaux souvenirs, la certitude de ne pas se trouver entre deux portes ouvertes, un sourire de temps à autre et au coeur, un peu de cette amertume marine que l'Empereur a gardé après avoir contemplé la dernière peinture de Wang-Fô. (Je vous en conjure, aimez Marguerite Yourcenar. Une femme qui a fait dire à l'un de ses personnages que ses premières patries furent les livres a tout compris à la littérature.)
Adieu, ces trois jours, et place aux souvenirs. Sint ut sunt.

15:38 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : madrid, sint ut sunt, marguerite yourcenar, comment wang-fô fut sauvé, souvenirs
21.04.2010
La réponse!
Toute personne ayant participé et souhaitant recevoir une carte n'a qu'à se manifester dans les commentaires. Même ceux qui n'ont pas gagné. Si les avions volent bientôt, que je peux partir comme prévu et que je ne suis pas trop occupée à boire des mojitos en short sur la Plaza Mayor, la carte promise viendra même d'Espagne. Sinon, ça sera un peu moins exotique (mais vous serez contents quand même parce que ça viendra de moi, par principe.) Pour les adresses des voulants, il suffit de me les envoyer à apeinemabougieeteinte at yahoo dot fr.
Les gagnants (parce que j'ai grand coeur et compassion infinie, plusieurs catégories ont été créées) :
- catégorie véracité : Flo
- catégorie évolution : JS
- catégorie drôle : Romain
- catégorie imagination : Camille (Je n'avais pas précisé : les deux)
- catégorie la plus éloignée de la réalité : Douce-Amer
Enfin, voici la bête qui est sortie il y a assez peu de temps du sol pour ses sept mois de vie à la surface. Elle a très faim depuis que le soleil est revenu. (En même temps, je voudrais vous y voir après six mois d'hibernation. J'avais dit que je ne mangeais pas une semaine avant Madrid (on croise les doigts pour que les avions volent d'ici vendredi) mais je n'ai pas tenu plus de deux heures.)
12:49 Publié dans 343, 348 Des études/du boulot, 779 et 791, Une lentille ou un écran, 783 et tous 784.19 Le chant de l'oiseau moqueur | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tortue, hibernation, concours, madrid, avion, on ne parlera pas du volcan, tri, garnier, eco emballage, parc monceau
18.04.2010
Grand jeu...
...où il n'y a strictement rien à gagner (sauf une carte postale si vous le voulez vraiment).
Mais qu'est-ce donc que cet animal?
22:05 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hé hé hé
02.04.2010
Dans Causette, il pourrait y avoir...

(Essai. Ca devrait être ma vidéo pour Océane, dans le cadre du concours Causette (le magazine "plus féminin du cerveau que du capiton"). J'ai beaucoup ri. Je reviens dans la journée mettre des vrais mots là-dessus (car je n'ai jamais lu Causette mais c'est l'occasion de changer ce lamentable état de fait) mais ce n'est pas sûr - j'ai une blinde de boulot. Sinon, (lien fabuleux pour regarder ce chef-d'oeuvre).
(Sinon, je vais répondre aux commentaires, je vous assure.)
28.03.2010
Un week-end à Paris (et un petit noir)
Des amis, un restaurant, un salon du livre, un passage au cinéma et un petit noir au café du coin. Un week-end à Paris.
19:53 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : café, petit noir, salon du livre, cinéma
24.03.2010
Chiffon blanc (2)
13:58 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.03.2010
Bright Star, a most perfect movie
Quinze jours après avoir vu Bright Star, j'ai enfin digéré assez cette merveille pour en parler un peu ici. A la date où il ne doit plus du tout passer en salle, donc. Logique.
"Le début de votre poème touche à la perfection*" déclare Fanny à un Keats qui vient de publier Endymion. Eh bien, Madame Campion, Bright Star a quelque chose du film parfait et comme l'écrivait Keats "a thing of beauty is a joy forever". (Nous reviendrons plus tard sur le sujet de la bande son.)
La jeune Fanny Brawne (Abbie Cornish dont le jeu ne peut pas être critiqué), dix-huit ans en 1918 -telle que présentée par Jane Campion- possède un je-ne-sais-quoi d'une héroïne de Jane Austen. Talentueuse, pleine de répartie, élégante, affirmant sans pudeur ses opinions préconçues, un peu vaniteuse et pourtant innocente, Fanny est par-dessus tout indépendante. Elle ne se prive d'ailleurs pas de le faire remarquer à Charles Armitage Brown, proche ami, entre le secrétaire, le mécène et le gardien, de John Keats (Ben Whishaw, fidèle au Keats d'Andrew Motion dont la biographie a inspiré Jane Campion), qu'elle va pouvoir vivre de son talent de couturière, au contraire des petits poètes scribouillards qu'ils sont.
Pétrie de préjugés, la jeune femme s'épanouit dans les réceptions mondaines et refuse de serrer la main de Charles Brown (Paul Schneider, le deuxième meilleur acteur du film dont on excusera le terrible et faux accent écossais), irritée par l'image qu'il se fait d'elle. Un solide antipathie doublée d'une incompréhension mutuelle résidera entre eux jusqu'après la mort de Keats et on devra à Brown la réputation de flirt sans esprit de Fanny pendant de nombreuses années après la mort de celle-ci. Keats, quant à lui, n'est que modestement publié et quasiment pas vendu. Attaqué de toutes parts par les critiques, Keats est d'ailleurs mort en se croyant un échec. En 1918, trois ans avant sa mort, le poète soigne (peine perdue!) son frère malade de la tuberculose qui a emporté sa mère et qui lui sera fatale et, peu fortuné, loge chez son ami Charles Brown dans le village d'Hampstead où réside également Fanny. Fanny, douée pour les langues étrangères mais ayant reçu une éducation modeste est intriguée par le jeune poète capable d'écrire des vers qu'elle trouve beau sans les comprendre, ne possédant pas d'affinités particulières avec la littérature et la poésie. L'aura de génie de Keats et ses airs fragiles de pré-tuberculeux conduiront d'abors les jeunes gens à jouer au chat et à la souris, agacés l'un par l'autre. Fanny ne comprend pas la poésie et Keats la trouve trop frivole. Petit à petit, une admiration mutuelle nait de leurs rencontres fréquentes (ils finissent pas devenir voisins) et de l'admiration naît leur amour.
Amour contrarié par Charles Brown qui harangue Fanny et sermone Keats de s'attacher à un flirt au carnet de bal toujours rempli qui ne peut que le détourner de son art en éveillant en lui la vulgarité du plaisir sexuel. Il lui conseille d'ailleurs de coucher avec elle une fois pour toute et d'en finir. Une inexplicable carte de Saint Valentin (affection, solitude ou cruelle moquerie?) sera la limite que Brown n'aurait pas dû franchir, Keats verbalisant pour la première fois son amour. "Les élans du coeur sont sacrés. N'en savez-vous rien?*" Keats ne couchera jamais avec Fanny mais existe-t-il plus sensuel que les deux amants, pleinement habillés mais nichés dans un canapé au mileu d'une pièce à demi-éclairée, la tête de Keats sur le giron de Fanny, s'échangeant les vers de La Belle Dame sans Merci?
Si la poésie n'est pas aussi naturelle que le sont les feuilles à un arbre, alors il faudrait mieux qu'elle ne soit pas*, explique Keats à Fanny.
Ne tombant jamais dans le cliché (et Dieu sait que l'amour tragique d'un des plus grands poètes britanniques mort à vingt-six ans de la tuberculose peut-être source infinie de clichés), le film de Jane Campion n'est porteur que d'une infinie beauté. Comme les vers de Keats, qui gagnent en force à chaque relecture, les émotions transmises par la caméra sont pures et puissantes. Aucun film ne pourra jamais retranscrire le processus créatif mais Bright Star donne au spectateur l'illusion de les entendre pour la première fois. Si encore quelques salles en France diffusent le film, courez-y et je vous assure que vous voudrez rester (pour ceux d'entre vous qui n'ont pas l'excellente habitude de déjà le faire) jusqu'à la fin des crédits pour entendre Ben Whishaw égrenner les vers d'Ode to a Nightingale. La bande-son (je vous avais promis d'y revenir) ne comporte presque pas de musique mais prend l'audacieux parti de faire lire certains poèmes de Keats aux deux acteurs principaux. L'exception à cette lecture est de taille : le compositeur a adapté -sous le titre Human Orchestra- pour voix humaines la sonate KV 361 en si bémol majeur de Mozart. L'adaption est hypnotisante (et inspirée d'une lettre de Keats) mais je regrette que le son des voix soit si synthétique. Un film de la qualité de Bright Star exigeait le meilleur de sa bande-son et, même si j'écoute celle-ci non stop en ce moment, ce n'est malheureusement pas le cas.
Jane Campion n'a pas rendu le spectateur aveugle à l'hypocrisie sexuelle qui règne : Fanny et Keats, qui finissent par partager la même maison mitoyenne et séparés par un simple mur, ne peuvent se marier à cause de la pauvreté du poète (la mère de Fanny repoussant le plus longtemps possible leurs fiançailles pour cette raison) mais Brown peut s'affranchir des classes sociales pour passer du bon temps avec la servante des Brawne. Longues conversations, lettres et poèmes seront les seuls moyens autorisés aux jeunes gens pour sublimer leur désir. Avec l'absence vient la jalousie -pour John Keats- et la torture de l'attente ("Est-ce cela, l'amour? Je ne m'en moquerai plus jamais*") -pour Fanny, magnifiquement représentée par les papillons que la jeune femme élève dans sa chambre mourant un à un et devenant poussière là où quelques jours auparavant ils resplendissaient de toutes leurs couleurs. Funeste évanescence, préfigurant la silencieuse procession funéraire de Keats, à l'aube, à travers la Piazza di Spagna désertée.
L'hiver anglais qui devait achever Keats, gravement malade, le rattrape en Italie où il est parti, loin de tous, ne pouvant refuser le billet que ses amis se sont cotisés pour lui acheter et portant par là-même un coup fatal à son idylle. Charles et Fanny cèdent à la fiction selon laquelle il reviendra guéri et doivent faire des adieux qu'ils savent être les derniers en prétendant qu'ils croient à un futur commun. La honte de l'avoir laissé partir est incommensurable et c'est Brown qui lira la lettre de Severn, seul ami parti avec Keats, annonçant le décès de son meilleur ami.
Bright Star, le sonnet, est l'incarnation tragique de ce qui était le plus cher à Keats : la superbe légèreté du génie de la poésie et son amour pour Fanny. A sa mort, il a cru que les deux, pourtant à sa portée, lui avaient échappé.







* Traduction libre des dialogues suivants :
"The beginning of your poem has something very perfect."
"There's a holiness to the heart's affections. Know you nothing of that?"
"If poetry does not come as naturally as leaves to a tree, then it had better not come at all."
"Is this love? I shall never tease about it again."
16:15 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bright star, jane campion, john keats, fanny brawne, charles brown, abbie cornish, ode to a nightingale, la belle dame sans merci, human orchestra, sonate 361, mozart, si bémol majeur
08.03.2010
Y voir clair
La bonne nouvelle de la journée réside dans cette information majeure : Avatar, cette resucée sans intérêt et sans esprit de Danse avec les Loups, avec les hommes bleus indigènes importés directement de la bouse sur Arthur avec Keira Knightley réalisée dans le milieu de notre décennie, n'a pas remporté l'Oscar du meilleur film ou du meilleur réalisateur de la promo 2010 mais "seulement" trois statuettes plus mineures (et c'est déjà deux de trop).
Le cinéma mondial s'offre un an de répit.
07:52 Publié dans 779 et 791, Une lentille ou un écran | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : avatar, oscar, 2010, danse avec les loups, king arthur, meilleur film, meilleur réalisateur