05.04.2010


Lundi Pascal

 

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Du jardinage (mini) à Paris : rempotage, engrais divers et mise en jardinière d'un géranium à la fenêtre de la cuisine. Les doigts dans la terre, au retour du cinéma, un vrai bonheur.

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Fabrication d'un headband en liberty après achat de nombreux coupons et rubans du côté de Montmartre, suivi de l'achat d'une robe et d'une écharpe avant de prendre le train vers la province de mes parents, afin d'y passer le repos domical. (J'ai bon espoir que des nombreux autres headbands -c'est la façon it de dire bandeau ou serre-tête et par osmose avec Camille, je suis it- en liberty viendront lui tenir compagnie.)

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Sans oublier la dégustation de pâtes d'amande...après le repas peu orthodoxe du dimanche (la faute à l'hiver qui dure, pas d'asperges pour l'entrée et de petits pois et navets nouveaux pour la jardinière de Pâques). Forcément, un peu de jaune pour conjurer ce froid qui traîne et appeler le soleil d'Avril de nos voeux.

 

03.04.2010


Petit-déjeuner mon amour

Je vous ai déjà dit que j'aimais manger? A tout choisir, j'aime par dessus tout le petit-déjeuner, surtout quand j'ai le temps de le préparer et de m'attabler. Après une grosse semaine, entre horaires délirants et volonté masochiste de se lever pour faire du sport avant le travail, j'aime pouvoir profiter du samedi matin et prendre le temps de manger (surtout après une période de vaches maigres).

 

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Mes fameux egg-in-the-basket qui ont failli faire se pâmer Mona de joie à leur description.

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(Et puis, j'aime aussi les oeufs. Et le fromage.)

 

26.03.2010


Pour occuper les Parques.

J'aurais voulu vous parler de La Nuit aux Etoiles, de Shobhaa De (chez Actes Sud). Pour reprendre le titre du papier de Courrier International qui en parle, ça mélange "femmes en politique, liberté sexuelle ou droit à l'irrévence". Ca se passe en Inde. C'est salutaire.

Le tag sur le rose est à l'état de néant.

Ce midi, j'ai très mal mangé et je déteste ça. (Pauvre petite chérie.) (Mais j'avais envie de tester la salade coleslaw au curcuma.) (Je ne vous y encourage pas.) (Sauf pour l'amour de la science.)

Je passe beaucoup de temps sur twitter : c'est par . (Surtout aujourd'hui parce que j'ai un appel très important à faire pour boucler un dossier et que c'est occupé depuis hier. Je perds donc beaucoup de temps.)

La crise existentielle du jour est liée à la limitation à deux cents livres sur Librarything lorsqu'on n'a pris qu'un abonnement gratuit. Sérieusement, 200 livres? C'est ridicule.

J'ai vu un ragondin ce midi et Emeline a entendu la Marseillaise : il s'agit nécessairement d'un message caché pour soutenir François Morel et ces pauvres bêtes vilipendées que sont les ragondins (esprit de Rosa Luxemburg, es-tu là?). Une discussion sérieuse est en cours concernant la place des loutres dans la classification des bêtes prolétaires. Un comité sera très certainement nommé. Toute opinion sur le sujet est la bienvenue.

Côté musique, je vous incite à écouter l'Oratoire de César Franck. C'est bon pour l'âme. (Je crois qu'on peut le trouver dans youtube en cherchant avec César Franck et le début des paroles.) (Mais je ne suis pas catégorique, je confonds peut-être avec un de mes CD.) (Les paroles de début, classiques comme dans tout oratoire : dextera domini fecit virtutem, dextera domini et exaltavit me.) (La musique sacrée ne s'est jamais vraiment renouvelée concernant les paroles.) (Bande de fainéants.)

J'espère partir tôt du travail ce soir. Vraiment tôt. (Monsieur le dieu du travail, ça veut dire 18h30, pas 20h.) C'est que j'ai du champagne à acheter. (Ou du jus de raisin, hein, on verra.)

En parlant de raisin, j'ai goûté mercredi une liqueur de raisin en provenance directe de la Franche-Comté qui était absolument délicieuse. Soixante degrés de bonheur. Je me découvre depuis quelques années un goût pour les alcools fort qui supplante celui que j'avais pour les alcools sucrés et doux en bouche. Pour vous dire la vérité, quelques gorgées d'un très bon whisky sont suceptibles de faire mon bonheur. Je crois qu'une mutation génétique s'est effectuée à mon insu lorsque j'ai visité la distillerie de Glengoyne après six jours de marche sur la West Highland Way. (Je veux retourner en Ecosse.)

07.03.2010


Décadence (la réponse)

Ici, je vous parlais de mon rêve de gamine réalisé grace à la soirée organisée par Ben & Jerry's à laquelle j'ai accompagné Camille (c'est la fête du lien).

Je vous invitais à deviner la glace que j'avais créée et je suis au regret de vous dire qu'aucun d'entre vous n'a trouvé.

Ma glace comprenait donc :

-une base : vanille (parce que je n'aime pas la glace au chocolat. Il fut un temps (long) où je n'aimais pas non plus la glace à la vanille mais c'est une autre histoire. Il y a d'ailleurs toujours des occasions où je considère que c'est une hérésie de servir une glace à la vanille et je ne les aime qu'avec d'autres choses dedans.)

-deux sirops : peu, pour ne pas écraser le goût de la vanille mais juste assez pour donner une arrière-goût intéressant. Caramel et café, donc. Très léger, je le répète.

-trois ingrédients solides : des bananes, coupées en petites rondelles puis hachées grossièrement. Des éclats de speculoos, assez larges et beaucoup. Et des noix de pécan.

C'était drôlement bon, cette histoire.

 

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(Je n'ai pas réussi à mettre les photos de Camille. Donc pas de glace.)

14.02.2010


Février blanchi

Ce qui suit est simplissime à faire. Et bon. Ce qui, nous sommes d'accord ne gâte rien lorsqu'on n'a pas dix mille ans à passer en cuisine.

 

Prenez un plat, blanc si vous en avez mais la couleur ne changera rien au résultat. Beurrez-le, avec vos doigts si vous le souhaitez, mais la manière de le faire n'influera pas vos papilles.

Pour la pâte à tarte, en gros (je ne mesure ni ne pèse ni ne millimètre mes ingrédients) (pour 8 personnes) :

- de la farine (complète, si possible) (environ 100 grammes)

- des graines de lin, une petite poignée. Ecrasez-les.

- des amandes, une petite poignée

- des noix, une petite poignée

- un peu de sucre (genre 40g)

- du sel

Réduire le tout en farine fine. (Vous pouvez aussi rajouter des noisettes et des noix de macadamia.)

Ajoutez du beurre (un peu moins de 100 grammes, à vue d'oeil). Formez une pâte grossière et ajoutez un jaune d'oeuf. Placez gentiment la pâte dans le plat à tarte et jouez de la fourchette pour l'aérer. Faites reposer très précisement 34 minutes, pas plus, pas moins. (Je blague. En gros, une trentaine de minutes) puis précuire. (180/200, à peu près.) (Je ne sais pas précisément.) (Quelle surprise.) (Environ 10 minutes.) (Il faut que ça dore. Bien.)

Dans l'intervalle, mélangez du fromage de chèvre (250/300 grammes), deux yogourts à la grecque, (miam miam) du jus de citron vert et un rien de sucre glace (peut-être un tout petit peu plus que rien). Et, zou, au réfrigérateur pour deux heures au moins. Avant de servir, réchauffez dans une casserole (anti-adhésive...) du miel (100g?) jusqu'à obtenir une consistence plus épaisse et versez sur la tarte.

 

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Dessin de Kareena Zerefos

(Ceci n'ayant aucun rapport avec la recette sus-mentionnée.) (J'aime juste énormément ledit dessin.) (Et sinon, en haut à droite, vous verrez un nouveau lien. J'ai ouvert un formspring, sous l'influence faste de deux Camille.)

15.08.2009


Get gorging on seasonal plums : August I love thee

 

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Pour le dessert : prunes mûres à souhait gorgées de soleil. C'est l'été...

 

11.07.2009


Escapade

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Une escapade, c'est non seulement ce que je fais ce week-end mais c'est aussi ainsi que d'aucuns pourraient qualifier ma soirée d'hier qui fut rien moins que délicieuse. En compagnie idéale, nous avons l'immense chance de pouvoir bénéficier du salon du 1T, rue Scribe de la fameuse maison de thés attenante à l'hôtel Scribe.

Une atmosphère nocturne et personne d'autre que nous dans cet écrin de douceur. Des étagères emplies de livres couvrent tout un pan de mur et ce jusqu'à la mezzanine, à laquelle on accède par un très bel escalier en colimaçon : de quoi vous donner envie de prendre ses quartiers d'hiver au 1T.

Les plats étaient parfaits et la vaiselle enchanteresse. Celles d'entre nous qui s'étaient chargée de leur appareil photographique s'en sont donné à coeur joie. Les prismes du chandelier de cristal renvoient une lumière brisée qui me fait penser à du Prokofiev : un mouvement aisant intervenir cors et trombones teinteront la musique de désespoir et alors que vous subissez l'assaut de cette tragédie, le troisième mouvement commence et deux mélodes se tissent, mélant l'innoncence au chant premier. Vos sensations personnelles s'évanouissent, et seule demeure la musique.

A la nuit tombée, prises entre les glaces du salon et les paravents qui en délimitent l'entrée, l'odeur du pain aux olives et de beurre frais se disputent aux senteurs froides du gaspacho et aux effluves du fromage et des légumes situés en bout de table.

Comme la musique rend les états d'âme supportables en leur donnant de la beauté, une conversation entre amies a toujours cet effet bienfaisant, parfois carthartique, qui nous fait oublier, quelques minutes, quelques heures, les souvenirs pesants.

Un immense merci à Marielle, la parfaite hôtesse du 1T, qui a rendu tout cela possible.

15.12.2008


En retard!

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Comme le lapin blanc d'Alice au pays des merveilles, hier je craignais constamment d'être "en retard! en retard!". Il faut dire qu'en effet la journée avait comencé d'une manière pour le moins inattendue. Un goûter était prévu chez Emeline (qui a d'ailleurs un formidable nouveau chez-elle) : j'avais donc prévu de cuisiner dimanche matin - des biscuits au gingembre étaient au programme.

Le sort en a décidé autrement puisque, encore ensommeillée et prête à me prêter encore quelques instants au bras de Morphée, je demandais à mon chevalier s'il avait mis un quelconque réveil. Il me répondit par la négative et nous vérifiâmes alors, par acquis de conscience, l'heure affichée au cadran. Catastrophe! Il était midi moins vingt! Voilà des mois que je n'avais pas dormi le matin, encore moins jusqu'à cette heure indue, moi qui en général ne me réveille pas après 9h30. Midi moins vingt, me diriez-vous, voici qui n'est pas tant catastrophique lorsque le goûter est prévu à 15h. Vous n'avez pas tort, vous répondrais-je, mais que vous exclameriez-vous si avant ledit goûter devait se dérouler un repas en famille, l'heure du rassemblement ayant été avancée à midi pour cause dudit goûter?

"Catastrophe!" ne pourrait être que sur toutes les lèvres. Sans prendre le temps de nous habituer à la température glaciale de la chambre (nous dormons fenêtres ouvertes), nous avons sauté hors du lit et, sans avoir bien conscience des enchaînements suivants, nous sommes retrouvé dans le métro en un laps de temps record. J'ai profité avec plaisir de mon oncle et tante par alliance, que je n'avais pas vu depuis longtemps, ainsi que de la mère de mon Chevalier et de sa cousine. Après un repas trop court, je me suis éclipsée après maintes promesses de réunions après les Fêtes.

Un carosse nommé Cerise patientait : on nous attendait. Après un trajet dénué de tout embouteillage et généreux en place de stationnement, nous sommes arrivées les premières chez Emeline et avons ainsi pu croiser son amoureux, qui s'éclipsait pour un rendez-vous de première importance!

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Ont suivi une jeune femme un qui m'a honteusement gâté et la pétillante Charlotte aux poires que je n'avais pas l'heur de connaître. Conversation instantannée, rires et anecdoctes en cascades, voilà qui désormais ne vous surprendra plus. Notre petite réunion a commencé par une coupe de chamapgne rosé et nous avons continué en nous accompagnant d'un délicieux pain d'épice, de macarons, de friandises de la Cure Gourmande (établissement né à Balaruc-les-Bains, haut lieu de cure) et de bonbons. Le thé a ensuite remplacé le champagne et, si nous nous sommes a un moment groupées autour de l'ordinateur, les beaux canapés d'Emeline nous ont de nouveau accueillies avant que nous reprennions la route grâce à Cerise.

De retour à la maison, j'ai profité d'une douce fin de week-end en compagnie de mon Chevalier, entrecoupée de courses-pousuites avec Siméon, notre lapin, qui a décidé d'aimer le sapin...

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30.10.2008


Châtaignes en musique

Puisque Monsieur l'Automne est bien installé, voici ma recette de madeleines aux châtaignes. Je sais d'ores et déjà qu'elle va plaire à certaines d'entre vous...

Pour 4 personnes environ, temps de préparation assez rapide.

- 50 g. de farine de châtaigne

- 100 g. de farine complète

- entre 100 et 130 g. de sucre

- 3 oeufs

- 125 g. de beurre

- 1/2 sachet de levure

- sel

- des brisures de châtaigne (optionnel)

Faites fondre le beurre jusqu'à l'entendre chanter mais pas plus et laissez-le refroidir. Préchauffez le four à environ 220° (J'ai une de ces vieilles gazinières qui s'allument avec des allumettes et avec lesquelles on ne peut régler que l'intensité de la flamme, j'ai dons appris à me détacher des températures exactes...). Fouettez vigoureusement les oeufs avec le sucre et le sel : un léger blanchiment doit intervenir. Ajoutez doucement mais sûrement les deux farines, la levure et le beurre fondu. Mélangez. Rajoutez éventuellement les brisures, à peine enrobées de farine pour qu'elles ne coulent pas dans le fond du moule. Ensuite, beurrez des petits moules individuels et remplissez-les de la préparation. Enfournez-les, faites cuire cinq minutes puis baissez la température d'environ 20° Celsius. La cuisson doit se poursuivre six à sept minutes. Démoulez les madeleines, sur une grille, et faites refroidir.

Il est impératif de les déguster avec votre boisson d'hiver favorite, un livre à portée de main et de la musique.

 

 

Je pense que je les ferai ce week-end, pour l'anniversaire de Monsieur. En attendant le week-end, je lis (beaucoup), travaille (un peu) et me réjouis à l'idée d'aller à la chorale ce soir. Le programme pour le concert de décembre est enfin définitif et nous avons beaucoup de travail à mener. Malheureusement, mon rhume m'empêchera sans doute d'atteindre les notes les plus hautes ce soir (notamment dans la Cantate de Bach, qui en plus de cela dure neuf minutes) mais, n'ayant pu y aller la semaine dernière pour cause de cours tardifs, c'est avec une réelle impatience que j'attends de m'immerger dans la musique pendant deux heures. Je ne peux pas vraiment expliquer le bonheur que je trouve dans la musique mais j'aime écouter les sons du monde autour de moi et une mélodie (avec ou sans paroles) qui me plaît, un rythme qui me transporte, m'apportent beaucoup. Je fais partie de ces gens qui, lorsqu'ils aiment une chanson, peuvent l'écouter sans fin, en boucle, pendant des jours, au contraire de Monsieur qui aime tout autant la musique mais qui préfère écouter un CD du début à la fin, parfois petit bout par petit bout, dans l'ordre dans lequel il a été conçu. C'est une démarche perfectionniste que je n'arrive pas à avoir, sauf peut-être pour la musique dite classique. En revanche, je n'aime rien tant que saisir un bout de mélodie et y agrafer mes pensées.

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